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jeudi 8 octobre 2009

Kobato épisode 1, où comment bien entamer une adaptation

Dire que j'attendais Kobato est un euphémisme: j'ai fait chier pas mal de gens là dessus. Seule série de cet automne que j'attendais réellement (Darker Than Black 2 ne me tente pas tellement que ça, EH OUAIS EH OUAIS EH OUAIS - faut dire ça fait 2 ans que j'ai maté DTB, du coup je suis un peu à froid là), je dois dire, quelques heures après la vision de l'épisode 1: ok bien joué. Et du coup j'en viens à me demander si Madhouse a pas réussi leur introduction pour le coup en matière d'adaptation. Du coup je vais revenir un peu sur cet épisode et un peu sur la thématique des "adaptations", débat vieux comme le monde.

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Adapté du manga de CLAMP publié chez nous il y'a fort peu longtemps et publié depuis 2006 au Japon, Kobato raconte l'histoire d'Hanato Kobato une jeune fille venue d'on ne sait où et accompagnée de Ioryogi, une peluche souvent de mauvaise humeur et qui lui aussi semble avoir un passé assez prestigieux mais dont on ne sait que peu. Et donc Kobato a pour objectif de remplir une bouteille de "fragments de coeurs" qu'elle obtiendra en soignant des coeurs blessés. Mais elle doit respecter deux règles: ne jamais tomber amoureuse d'une personne qu'elle doit "soigner" et A AUCUN PRIX n'enlever son couvre-chef. C'est donc principalement une série légère et plutôt humoristique, dotée d'un zeste de fantastique et d'un scénario assez mystérieux, et les derniers chapitres parus montraient un certain assombrissement de la situation... Mais qui continuait à marier le comique et le tragique sans trop de difficultés.

Tout le tome 1 était ainsi principalement basé sur une série de saynettes mettant en scène Kobato qui doit prouver à Ioryogi qu'elle peut s'intégrer dans le monde des humains, et surtout dans le Japon contemporain. On la retrouve ainsi dans des petits chapitres d'une quinzaine de pages à but humoristique et qui chacun rendent hommages aux principales fêtes du Japon dans la culture manga (Noël, Saint Valentin, Nouvel An, Hanami, saisons des pluies) avant de la voir enfin réussir son examen après de nombreuses maladresses et réussir à la fin du tome à obtenir cette précieuse bouteille. Ce format assez particulier s'explique principalement par le fait que les premiers chapitres de Kobato furent publiés dans un magazine de prépublication plus pour "commémorer" les fêtes en question que pour une véritable trame scénaristique. La série fut même en hiatus durant quelques temps avant de voir enfin le véritable scénario commencer avec l'obtention de la bouteille...


C'était donc déjà casse-gueule pour Madhouse d'adapter ce tome 1, plus un assemblage de petites saynettes chronologiquement éloignées (au final les 8 premiers chapitres de Kobato se déroulent sur un an !) qu'un véritable ensemble pensé et réfléchi. Et, magie, ils y sont arrivés via ce premier épisode véritablement enthousiasmant qui tendrait à faire penser qu'a ici affaire plus au Madhouse qui a adapté Claymore ou Death Note que celui qui a adapté Chaos;Head...

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L'opening et l'ending sont d'ailleurs, à ma déception, assez basiques. Si l'opening dispose d'une bonne chanson de Maaya Sakamoto, il pèche par une synchronisation minimaliste avec cette bonne musique (principalement le refrain, où on pourrait mettre du Motörhead que ça changerait rien aux images), ce qui est dommageable, mais reste globalement assez honnête dans une saison où, pour l'instant, pas grand chose n'a brillé de ce point de vue (à part l'opening de To Aru Kagaku no Railgun...)

L'ending lui est fort sympa à écouter puisqu'il s'agit de Megumi Nakajima (alias Ranka Lee ou Gumi), mais fait partie de ses endings chiants, fixes, pas méga excitants. Dommage là aussi.

Mais mis à part ces deux points noirs, ce premier épisode était, je le répète, franchement bon, et adaptait le manga de manière un peu cavalière mais sans dénaturer. Car il faut bien le dire: cet épisode 1 vire 3/4 du tome 1 pour nous balancer direct à la fin de ce dernier, avec l'obtention de la bouteille, tout en restant dans la même journée chronologiquement. Ce qui permet d'éviter bien des soucis de rythme mais force hélàs à virer pas mal de trucs, pour ne pas dire énormément.

Mais magie: la porte reste ouverte pour que ça soit réutilisé dans des futurs épisodes. Même si toutes les blagues autour de l'obtention de la note sont aujourd'hui déjà caduques...
D'autant que ces chapitres en question possédaient quelques éléments scénaristiques importants, mais là aussi je pense que ça peut être réutilisé n'importe quand, donc je ne me fais pas de souci.

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D'abord première remarque: techniquement, ça assure pas mal. L'animation lors de certaines scènes se débrouille même franchement pas mal (la chanson de fin d'épisode entre autres), le chara-design est lui aussi très réussi, imposant sa propre patte et co-existant de très belle manière avec celui de CLAMP. Enfin musicalement, le peu entendu est très satisfaisant et colle avec magie à pas mal de scènes. La musique des scènes "comiques" est d'ailleurs encore dans ma tête là, ce qui est sans doute un signe.

Second point: le doublage est très réussi là encore. La voix de Kobato est assez géniale, emmenée par une Kana Hanazawa qui, du coup, ne tardera pas à se faire connaître je pense (là je mate la liste de ses doublages et y'a pas mal de trucs assez récents, dont Zange de Kannagi, cool) tellement sa voix transpire de bonheur, d'enthousiasme, d'innocence et de naïveté. Bref les 4 valeurs les plus représentatives du personnage de Kobato. Et la voix d'Ioryogi est elle aussi franchement pas mal, même si j'attends surtout de voir ce qu'il fera dans les moments où la peluche ne gueule pas sur Kobato.

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Ce qui est d'autant plus amusant avec cet épisode 1 c'est qu'effectivement il retire pas mal du tome 1, mais se permet en plus d'inventer totalement toute la seconde partie de l'épisode, et malgré tout ça fonctionne plutôt mal. Non content de réussir à lier des passages du manga sans rapport entre eux à la base avec succès, les mecs de chez Madhouse arrivent à créer d'eux-même quelque chose d'efficace tout en reprenant des éléments du manga mais dans un autre contexte. Et ça fonctionne là aussi plutôt bien, même si je trouve avec un peu de recul le "100", signe d'obtention de la bouteille, venir un peu trop naïvement (je préférais la version manga, où il offrait ce 100 à Kobato parce qu'elle lui avait pris une bière, ce qui en disait long sur le personnage) mais ça reste plus qu'acceptable pour autant et totalement crédible dans l'univers tel qu'on le connaît.

Bref, à priori, si Madhouse continue sur cette lancée, les 26 épisodes de Kobato devraient passer comme une lettre à la poste et s'imposer comme un des plus solides animes de cette saison d'automne, un peu grâce à l'absence de gros concurrents pourraient-on se dire. Effectivement. Simplement le problème de cette adaptation, et il va venir vite, c'est que de Kobato il n'existe actuellement que 4 volumes, c'est à dire 38 chapitres. Et ils sont pour la plupart tous plutôt court (une quinzaine de pages, on va pas en demander plus à CLAMP quoi), ce qui me laisse penser que ça va virer dès le onzième ou douzième épisode à des fillers comme si il en pleuvait. A voir comme Madhouse va goupiller ça, et si ils sauront éviter de réediter la même erreur que Claymore, qui possède et je pense que vous en conviendrez, la pire fin improvisée de tous les temps. Mais si ils font d'aussi bon filler que cette fin d'épisode 1, ça sera plus que correct.

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Cela me permet d'ailleurs de parler du fameux débat sur les adaptations, débat éternel si il en est. Comment adapter un livre en film, un manga en anime, un comics en série tv... tout en respectant l'oeuvre originale, donner sa propre vision d'auteur, ne pas ennuyer le public en faisant de la littérature au cinéma ? Le film Watchmen continue de faire crier au scandale les fans du comics original tout en séduisant les non initiés, l'adaptation en anime du visual-novel Umineko No Naku Koro Ni ne finira jamais de faire gueuler les gros fanboys jusqu'a la fin des temps, et certains adaptations de visual-novel n'existent elles carrément pas. Globalement, dans le monde de l'animation japonaise, l'adaptation d'un manga ou d'un VN en anime est souvent casse-gueule, quand elle ne conduit pas à une nécessitée de devoir créer du support original parce que le manga en question est trop court mais qu'il faut capitaliser sur son succès dès maintenant...

Adapter un VN est même encore plus dangereux: il ne faut pas oublier qu'un VN joue surtout sur le principe d'ending et qu'il est difficile dans un anime de demander au téléspectacteur de choisir quelle fille il veut absolument se faire ou si sauter sur Berseker pour protéger Saber est une bonne idée ou pas. Du coup c'est à l'équipe qui adapte de choisir la route qu'ils veulent adapter (faisant se suicider tous les fans des autres routes, rappellez vous de Clannad, pourquoi Nagisa ! POURQUOI ?), ou même si ils sont complétement chtarbé de tenter un mélange de toutes les routes du mieux qu'ils peuvent (salut Fate/Stay Night !)

Enfin quitte à reparler de Umineko No Naku Koro Ni, dont je suis un très grand fan à la fois du VN mais aussi de l'adaptation animée (les doubleurs sont géniaux, l'ambiance est géniale, l'ost est géniale, le scénario est génial -omg c'est le même c'est pour ça- et à part quand elle se met pendant une minute à foirer, la réalisation est franchement cool, en plus d'adapter parfaitement au média "anime" certains éléments qu'on pensait impossible de sortir du média "VN"), il est difficile de retranscrire dans cinq ou six épisodes de 20mn tout ce qu'Umineko te mettait dans la gueule en un seul chapitre. Il faut sacrifier des scènes "mineures" (ah, la torture de Battler par les Seven Stakes, quel dommage de l'avoir vu disparaître, mais je m'en remettrai) tout en essayant un maximum de ne rien oublier d'essentiel (la seule erreur, en 14 épisodes, aura été d'avoir oublié de mentionner Ange dans l'épisode 1) et sur ce point là c'est fortement réussi. Après, l'erreur c'est d'attendre à y retrouver une tension et une ambiance particulière qu'on ne peut retrouver dans un VN. Quand le VN te filait dix minutes de lecture pour un événement assez dramatique mais qui ne dure qu'une poignée de secondes afin de bien te faire stresser (je pense à une scène de la fin de l'épisode 1 par exemple), difficile de faire ça en anime sans paraître longuet et pompeux. De même là ou dans le VN tout le scénario se lie plutôt bien parce qu'on a pas mal de moments de respirations entre chaque "choc" scénaristique, l'anime ne peut pas faire traîner les choses pour de nombreuses raisons et il faut évidemment supporter le fait de se prendre une révélation "choc" toutes les cinq minutes, au point d'en être blasé. Après, je trouve stupide de justement reprocher à un anime de ne pas être un VN, mais ceci est un autre débat et je vous conseillerais toujours de vous faire Umineko en VN plutôt qu'en anime, mais que si vous ne vous sentez pas prêt mentalement à affronter un épisode 1 plutôt barbant dans sa loooongue introduction et lire un VN qui requiert pas mal de temps de lectures, l'anime ne vous privera pas de choses essentielles et se révèle en soi de très bonne facture...

Je pense aussi à des adaptations du genre 20th Century Boys le film qui était un c/c case par case du manga, ce qui était parfois franchement relou d'après le peu que j'ai vu, ou même à des adaptations d'adaptations (Utena le film qui "adapte" Utena la série qui "adapte" Utena le manga, chaque palier rajoutant du WTF supplémentaire), bref la liste peut être très longue, surtout que les animes "originaux" (ni adaptés d'un bouquin, ni adaptés d'un manga, ni adaptés d'un VN...) ne sont finalement plus très légions et qu'au final on bouffe beaucoup plus d'adaptations que de trucs originaux, les 3/4 du temps sans même se poser la question. Ce qui est toujours fun.

Certains animes se démarquent ainsi en adaptant non pas un manga mais en créeant une préquelle ou une suite à celui-ci, là me vient immédiatement en tête le très bon Ga-rei Zero qui néanmoins a du poser pas mal de problèmes aux lecteurs du mangas (surtout quand je lis le tome 2 et que tout ce qui est dit à propos de Yomi & Kagura m'apparaît violemment dissonant sans que je chope exactement ou ça m'apparaît incohérent), mais ça peut être une solution tout aussi efficace, voire même plus souhaitable que de l'adaptation a tout va.

Voilà, c'est vite fait ce que j'avais dire sur la question des adaptations, exposer mon point de vue tout ça. Même si il n'est pas très intéressant.

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Trucs bidules divers & variés:
Je me demande pourquoi je met ça à la fin d'un billet, personne doit le lire...

  • Comme déjà dit plus tôt ici, si vous êtes caennais et que ça vous intéresse fortement de vous lancer dans la radio pour animer en ma compagnie une émission radio dédiée aux jv, animes, mangas, trucs de geeks divers et variés, n'hésitez pas à me contacter ou à vous rendre mardi prochain vers 18h à l'amphi De Louars, dans le sous-sol du bâtiments Lettres (ce truc avec les murs ou, selon la rumeur, y'avait de la peinture sous les inscriptions anarchistes) pour une réunion d'information. :<
  • Bioshock ça tue sévère.
  • Le billet de dimanche prochain pour le Grand Tournoi des Seifuku sera écrit par votre serviteur et... haha. Je vais faire un peu mon fanboy. Juste un peu.
  • Et le premier épisode de To Aru Kagaku no Railgun est bien... mais pas exceptionnel. J'imagine que je vais mater les prochains épisodes pour me faire une idée un peu plus concrète mais bon, j'avoue que c'était surtout pour pouvoir mater l'opening en boucle sans passer par youtube que j'ai fait ça.
  • Le JLNV aura un peu de retard. Quelques petits problèmes d'ordre familiaux, gérer son rythme de sommeil et passer pas mal de temps à l'université et jouer à Bioshock; tout ça m'empêche de pouvoir faire tout ce que je voudrais faire (entre autres une des raisons pour laquelle je droppe JLNV après la fin du jeu) et le montage de celui-ci me demande un ou deux efforts (ouais j'ai des idées à la con et j'y tiens) - surtout qu'en plus va falloir que je finisse vraiment la lamasserie dans mon coin. Chaud.

jeudi 24 septembre 2009

Ré-ré-ré-ré-ré-répétition (Sorties mangas du mois)

Un tacle se cache dans cet article, sauras tu le retrouver ?

En France, le rythme de parution des mangas est, je ne vous mentirais pas, très souvent du un tome tous les deux mois, jusqu'a ce que la maison d'édition se rende compte qu'elle rattrape déjà les japonais et qu'il est temps de passer à du un tome tous les six mois. Et croyez-le, ou pas, la fin d'année est assez virulente niveau sortie. Si Glénat, traditionnellement, ne sort rien en décembre, le mois d'octobre et novembre sont très souvent l'embouteillage et les fnacs du monde entier ne savent point que faire de tous ces nouveaux tomes et nouvelles séries bizarres. Mais là, chose amusante, le mois de septembre est également un bel embouteillage. La raison ? Bah désormais il est traditionnel pour toutes les maisons d'éditions de sortir des tonnes de nouveautés à la Japan Expo. Et comme du coup ils gardent leur rythme de tous les deux mois, bah deux mois après la Japan Expo, devinez quoi ? Les nouveautés récupérent un tome supplémentaire. Le mois de septembre est donc résolument chargé, et ce n'est pas prêt de s'améliorer (même si du coup on se met à espérer que octobre sera plus gentil.) Car même si un manga est finalement peu onéreux, bah plusieurs mangas cumulés ça fait beaucoup d'argent, quelle tristesse !

Revenons donc sur la quantité astronomique de sorties, ce qui me donne en plus l'occasion égocentriquement de donner mon avis sur les séries en question. Si ça c'est pas du journalisme total !


Par exemple, j'ai jeté un oeil au second tome de Narutaru et je reste assez surpris de cette réedition. Vous n'êtes pas sans savoir que Narutaru avait été acquis par Glénat il y'a longtemps et qu'il avait publié ça avant de s'arrêter au troisième ou quatrième tome en se rendant compte que ce qu'ils publiaient n'étaient pas aussi mignon qu'ils croyaient et qu'ils vendaient, présentant ça comme un truc pour enfants pokémon-like tout ça, malgré un tome 1 qui déjà envoyait pas mal du bois, entre autres avec une fille qui envisageait sérieusement la scarification. Pas très pokémon-like ça. Et force est de constater que Glénat semble sans doute réediter (haha jeu de mot) la même erreur, en présentant sur sa 4e de couverture le manga comme quelque chose de très enfantin tout ça. Aucun avertissement, rien. Ok les deux premiers tomes sont encore assez souples, mais dès qu'on va parler de viol à coup de tubes à essais et autres grosses effusions de sang, ça va surprendre. Une pastille "pour public averti" aurait été de bon aloi, et si Glénat se re-rend compte dans deux tomes qu'ils publient pas le truc qu'ils pensaient et annulent à nouveau la sortie des tomes suivants, ça va être assez violent.

Mais bon, ils sont grands, ils font ce qu'ils veulent après tout.

ZETSUBOUSHITAAA !

Par contre, toujours pas mal de kudos pour Pika. Adapter Sayonara Zetsubou Sensei dans la langue de Molière s'annonçait comme un joli calvaire, ils ont réussis à bien prendre le virage, entre autres grâce à ces bonnes vieilles pages de notes à la fin de volume, et une adaptation globalement aux petits ognions, avec explications des jeux de mots, et caetera. Le tome 4 n'échappe pas à cette régle et c'est toujours un plaisir de lire les aventures de Monsieur Désespoir, qui semble en plus jouir d'un petit succès d'estime de par chez nous. Si vous ne connaissez pas encore cette série, jetez vous dessus, c'est un véritable joyau qui cumule un style graphique unique, des personnages complets, une légerté de ton de bon aloi en plus d'une justesse presque déstabilisante dans la vision de la culture japonaise actuelle. Et en plus l'adaptation français est top, et lire un seul tome de Sayonara Monsieur Désespoir prend presque autant de temps qu'en lire deux de n'importe quelle autre série.

Autre série au succès d'estime particulièrement important et qui commence même à carrément percer, tout en déchaînant sur son chemin nombre d'éloges et de compliments, c'est Mirai Nikki, œuvre approuvée par le forum Thalie et dont je parle en boucle depuis un an donc je vais cesser. Casterman fait un excellent boulot dessus, ayant compris le potentiel commercial de ce manga et offre donc là aussi une très bonne adaptation, avec du beau papier épais, qui donne l'impression d'avoir un gros pavé entre les mains. Le tome 3, sorti le 9 septembre dernier, est lui aussi une très bonne réussite éditoriale, même si il couvre le chapitre de Mirai Nikki que je trouve, après un certain recul, comme le plus ennuyant de la série. D'un coté, on ne va pas s'en plaindre: ça reste de plutôt bonne qualité, et ça continue d'affirmer Mirai Nikki comme une oeuvre ou chaque arc est différent du précédent, ou chaque numéro qui entre une scène crée une ambiance différente, et où à chaque fois Yuno et Yukiteru semblent repartir de zéro. Un manga très attachant, qui reste exceptionnellement passionant, en plus de ne pas hésiter à être over the top, ce qui déchire toujours

(En parlant d'over the top, ne faites pas l'erreur d'acheter le manga Code Geass qui sort chez Tonkam à la fin du mois, il est tout pourri, attendez Nightmare of Nunnaly plutôt !)

Niveau DVD, outre l'apparition dans toutes les fnacs du monde de coffrets Dybex à 20€ (la moitié d'Evangelion ou de Samurai Champloo à 20€ - ou l'intégrale d'Hellsing au même prix), il y'a aussi Kaze et ces 11 épisodes de Soul Eater pour 40€ (si vous achetez à la fnac dès maintenant) / 50€ (partout), pas les plus intéressants de la série (le début de Soul Eater est assez long, pas forcément passionnant, bref pas l'exemple de la meilleure introduction de tous les temps) mais bon, ça peut valoir le coup.
A noter que JUSTEMENT, le manga a coté, sortait dans son magnifique tome 5, c'est à dire le tome où tout commence vraiment scénaristiquement, où on a Médusa au sommet de son art, des combats de folie, des dialogues virils et bien aménés et plein d'autre truc qu'on ne peut décemment détester, sauf si on a pas de goût et qu'on passe son temps à détester des trucs pour les défoncer sur son blog dans des élans de mauvaise foi gratuite juste pour montrer qu'on a pas les mêmes valeurs et qu'on est pas aussi naïf que le reste de l'humanité. Des gens ont chiés sur Soul Eater: la vengeance divine doit donc se faire et la marque de la honte s'imprimer éternellement sur leur main.



Ah oui, puis on a aussi la sortie du volume 2 de Tengen Toppa Gurren Lagann, avec un super artwork de Nia sur la jacquette, et la présence de l'OST avec l'édition collector: exactement le moyen de payer 50€ 60€ avec le sourire (les 50€ c'est si vous achetez le coffret en convention), d'autant que je rappelle à quoi point je surkiffe la VF de TTGL qui ne fait vraiment pas honte à l'original, jamais. Paraît d'ailleurs que certains japs préférent la VF à leur VO, ce qui est franchement sympa.

Mais bon bref.

Et ce n'est pas fini !


Highschool of the Dead sort son deuxième tome (plus de zombies, de sang, de références à Shaun of The Dead !), les shonens du moments sortent tous un nouveau tome histoire de (Bleach et le tome 34 aka "la meilleure couv de tous les temps"; One Piece et le tome 51, dernier tome avant l'année prochaine puisqu'ils sortiront en novembre un data book ; le pitoyable Fairy Tail et son tome 8 qui semble de plus en plus s'enfoncer dans des clichés et du manichéisme en veut tu en voilà ; Tsubasa Reservoir Chronicles tome 23... ; D-Gray Man et son tome 17, Air Gear...), Asuka sort une grosse et belle édition deluxe du paraît-il excellent "Très cher frère" qui est déjà introuvable, Saint Seiya G sort le tome 16 qui commence à couvrir des événements que j'ignorais complétement mais qui sont encore un excèse d'Aiolia (à quoi bon faire un truc sur les chevaliers d'or si l'auteur n'en utilise qu'un) et un style graphique de plus en plus illisible.
On a aussi le très médiocre manga d'Haruhi, et le volume 2 ne rattrape pas tellement le volume 1. Pas à mon avis le meilleur moyen de faire grâce à l'univers, mais tellement plus accessible que le bouquin introuvable et que les dvd unitaires super chéros (et introuvables en boutique normale), ce qui force à me faire dire que... bon au moins les gens auront eus contact avec l'univers de manière assez accessible.

(D'ailleurs j'ai vu Les Soupirs d'Haruhi Suzumiya, c'était super bien et ça clôture de bonne façon Haruhi 2009. Maintenant me demandez pas un jugement sur l'intégralité de la saison, c'est chaud, Endless Eight trouble les cartes.)

Bref un mois de septembre chargé, ne manque plus que NHK et toutes les séries que je suis en ce moment sont là. Ah, et je n'ai pas parlé du tant attendu coffret intégrale Full Metal Alchemist qui contient les 52 épisodes pour 60€ et qui sort la semaine prochaine. Violence, Noël est déjà en avance. Et je vous parle de la saison d'automne qui commence la semaine prochaine et qui nous permettra de télécharger voir plein de nouvelles séries dont celle que j'attends avec impatience depuis deux bons mois...
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Plus les trailers et les annonces passent, plus je pressens du bon Madhouse pour ce Kobato, vous savez le Madhouse qui a adapté plutôt pas mal Death Note et Claymore (bon on oublie la fin inventée n'importe comment), et sur qui on peut compter pour avoir le beurre, l'argent du beurre et la fille de la cremière.

Kobato à la base c'est un manga de CLAMP dont le premier tome est sorti chez nous à la fin du mois dernier dans sa belle couverture rose fluo, et qui raconte donc l'histoire de Kobato, une jeune fille qui doit apprendre à s'intégrer dans le Japon moderne tout d'abord, puis qui très vite devra remplir une bouteille en soignant la peine chez de nombreuses personnes. Une fois cette bouteille pleine, elle poura réaliser son voeu. En outre, elle ne doit jamais, au grand jamais, enlever son chapeau... Un scénario pas trop mal, mais sublimé sur le papier par des personnages très attachants, à commencer par l'héroïne éponyme, Kobato, qui, ignorant tout du monde moderne et apprenant à quoi il ressemble via les dramas et autres émissions, fait preuve d'une innocence et d'une maladresse véritablement... hilarante. Globalement, il s'agit sans doute de l'oeuvre la plus légère de Clamp et ça fait en permanence du bien là ou ça passe, c'est non seulement loin d'être stupide mais aussi drôle et revigorant. Bref, j'adore.

En outre, j'apprends que Megumi Nakajima interprétera l'ending (en plus de la voix de deux personnages jumeaux), ce qui suffit à me mettre définitivement en joie, d'autant que le trailer est loin d'être castrateur, et que Sakamoto fera celui d'ouverture. Et en bon FANBOY je suis en joie.


Bon, tout ça c'est bien sympa (bien qu'un peu inutile), et je suis absent ce week-end, ce qui vous touchera peu je l'imagine: je serais samedi soir à Bercy pour mater CM Punk humilier Matt Hardy (owi), et le dimanche après-midi sans nul doute au festiblog, histoire de m'imprégner de l'univers blog BD à fond et dire du mal de Maliki derrière son dos dans sa queue. Ca peut être intéressant. Mon chapeau et mes cheveux blonds de retour à Paris pour la première fois depuis la Japan Expo, ça m'a presque manqué :(.