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mardi 10 janvier 2012

Boku wa Tomodachi ga Sukunai - Communautarisme et gros nichons

Moui la saison d'automne 2011 des animes a quand même envoyée du lourd mine de rien: on a eu le génial Fate/Zero, la suite des excellents Mawaru Penguindrum et Idolm@ster, on a eu le tellement-mieux-que-préjugé Ben-to, on a eu le début de Hunter X Hunter 2011 qui envoie bien comme il faut, Mirai Nikki TV fut l'exemple de l'adaptation parfaite d'un manga en anime et à coté de ça on a le très surprenant Un-Go et si on apprécie les nanars fait avec trois morceaux de pains dans un studio sordide, Persona 4 the Animation saura être apprécié à sa juste valeur. Après évidemment, il y'a quelques merdes du genre Guilty Crown ou C3 mais c'est habituel. Et entre les deux niveaux, un anime transite dans une dimension parallèle. Cet anime c'est Boku wa Tomodachi ga Sukunai aussi surnommé Haganai parce que les gens sont des branleurs d'une et de deux parce que dire "Boku wa Tomodachi ga Sukunai" ça te bouffe déjà le tiers de ton tweet. Et ça c'est con.

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Adapté d'un light novel à succès, Boku wa Tomodachi ga Sukunai (qu'on peut traduire par "Je n'ai pas beaucoup d'amis") raconte l'histoire d'un jeune blondinet nommé Kodaka qui est un peu traité en paria par ses collègues étudiants parce qu'il a une tronche de délinquant et que donc il fait flipper tout le monde. Arrivé dans une nouvelle école catholique il espérait enfin se fondre dans la masse et se faire des VRAIS potes mais rien à faire, il avait oublié que les japonais sont xénophobes. Owww. Enfin bon, sa vie s'annonce pas simple jusqu'au jour ou il croise dans une salle de classe vide une de ses camarades - Yozora - en plein flagrant délit de papotage avec un ami imaginaire. C'est glauque mais du coup ça amène au rapprochement entre les deux personnages et à la création d'un club dont le but serait de permettre à ses membres d'apprendre comment se faire des amis. Sauf que rassurez-vous, ils passeront leur temps à ne pas en branler une. D'autant que se grefferont très vite au club une autre bande de cas sociaux et à la fin ils seront tous amis sans s'en rendre compte mais continueront à essayer d'apprendre comment se faire des vrais amis.

C'est produit par le studio AIC donc déjà ça part pas vainqueur sur la forme mais est-ce que ça s'en sort bien dans le fond ? Est-ce que Boku wa Tomodachi ga Sukunai prend un postulat débile pour nous offrir une bonne comédie ?

Non.

Mais vraiment pas.

Mais y'a 2/3 trucs positifs.

Haganai03.jpg

2/3.

Go critique.

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jeudi 27 octobre 2011

Pensées et captures d'écrans

Un jour j'ai eu une révélation dans ma vie: on pouvait configurer VLC pour qu'une simple pression sur une touche suffise à faire une capture d'écran automatiquement enregistrée dans le dossier mes images. Depuis cette découverte, quand je mate des animes sur mon pc portable, j'ai souvent un doigt en stand by sur la touche S, prêt à faire des captures d'un peu tout et n'importe quoi. J'ai donc accumulé en trois ans et demi près de 800 Mo de screenshots, ce qui est pas mal mais, eh, pourrait mieux faire.

En attendant, voilà 25 captures, chacunes commentées. C'est l'occasion pour moi de reparler très vite de certaines séries, d'évoquer un point précis dans d'autres ou juste de montrer 2/3 trucs rigolos. J'ai mis le commentaire au sein de la balise spoiler de dotclear, comme ça vous pourrez en plus jouer avec vous-même au jeu du "mais quel anime ça peut-il être dis donc" ! On va dire que ça va servir d'entraînement pour la nocturne de ce week end où, je le rappelle, Thalie est présent en tant qu'asso.


Toutes les captures présentées dans cet article ont été prises entre décembre 2009 et le week-end dernier, et apparaissent dans un ordre quasi-chronologie - de la plus récente à la plus vieille.


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L'épisode 4 de Fate/Zero était encore une fois excellent, et ça devient franchement admirable. Mais ce que je commence de plus en plus à apprécier c'est vraiment le graphisme général de la chose, peu avare en plans assez classieux, ce qui est toujours une valeur ajoutée appréciable. Je ne connaissais que peu Gen Urobuchi avant le début de l'année mais en deux séries, il a su me convaincre et montrer qu'il savait narrer de manière grandiose, avec des événements qui se suivent de manière fluide et naturelle, et où rien ne sort vraiment de nulle part - même si ok la fin de Madoka ok. Alors quand en plus celui-ci est assisté de réalisateurs talentueux et qui savent ce qu'ils font, on ne peut que trouver ça admirable... même si j'avoue que je serais curieux de voir ce que l'homme pourrait faire sur une série moindre. Tout comme j'attends de voir un pilote de F1 comme Lewis Hamilton au volant d'autre chose qu'une des meilleures F1 du plateau... Histoire de voir ce qu'il vaut dans un contexte moins propice quoi...



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Mawaru Penguindrum a deux gros points communs avec Fate/Zero: les deux séries sont toujours en cours et les deux séries sont super enthousiasmantes. Mais ce que j'aime vraiment avec Mawaru c'est le soin apporté aux décors. Ils sont toujours pleins de détails savoureux, quand ils ne contiennent pas des informations cruciales qui ressortiront plus tard dans la série. Et surtout, les décors de Mawaru sont aussi fous que le reste de la série. De la maison tétra colorée des héros de la série en passant par le running gag du métro aérien ET souterrain (cherchez pas, folie) et autres lieux remplis de sous-entendus sexuels subtils, tous les décors sont un véritable plaisir de l'oeil. Ici, je dois avouer que le remake façon "moe" de fresques religieuses est un exemple de ce genre de qualité et a été pour moi source d'un sourire franc qui s'est ajouté à la longue liste des sentiments divers et variés ressentis durant la vision de cette série qui, en 15 épisodes, a déjà su se montrer comme potentiellement cultissime.

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dimanche 23 octobre 2011

Seto no Hanayome - La Petite Sirène est une yakuza

Ok y'a deux semaines, dans mon article sur Strike Witches, je languedeputais un peu sur le studio Gonzo et il est vrai que je n'en pense pas forcément du bien. Malgré tout, force est de constater que certains animes qu'ils ont produits se révèlent intéressants, voire très bons: Bokurano, Bienvenue dans la NHK, la première saison de Full Metal Panic sont les exemples qui me viennent instantanément en tête - je vous laisse le soin de m'indiquer les autres, là j'ai juste cité ceux dont j'avais quelque chose à foutre. Et bien à cette liste de bons animes Gonzo, je peux maintenant y rajouter à sa tête l'excellent Seto no Hanayome, sujet de cet article.

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Le héros, Nagasumi, manque de se noyer un jour qu'il allait à la plage avec ses parents. Heureusement il est sauvé par une jeune sirène nommée San Seto. Manque de chance, la loi des sirènes est sans pitié: tout humain témoin de l'existence des hommes-poissons doit instantanément être tué, pour que la mascarade reste secrète. Mais il est sauvé à nouveau par San qui invoque la seule loi capable de le laisser en vie: le mariage avec elle. Et voilà comment le héros est désormais un jeune marié heureux... qui doit apprendre à vivre avec sa belle-famille qui se révèle être des yakuzas ! Et des psychopathes ! Surtout le père ! Qui est très protecteur vis à vis de sa fille chérie ! A partir de là commence une histoire d'amour où va s'imbriquer un milliardaire claustrophile, des trahisons, des amazones, des doutes sur la sexualité du héros, des idols, des sirènes cachées chez les humains et une vie de lycée... Le tout dans l'hilarité générale.

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dimanche 25 septembre 2011

Dans le Château de Cagliostro, il y'a des putains de héros

Cagliostro02

Bon, j'assume plutôt bien la plupart de mes opinions, car ça serait autrement un peu hypocrite mais pourtant, encore aujourd'hui, y'a toujours une opinion que j'ai du mal à assumer et que je vis un peu comme une grande frustration: je n'aime pas Porco Rosso. Je l'ai vu à deux reprises: la première fois je me suis tellement ennuyé que j'ai coupé le DVD au milieu, je suis allé me coucher et je me suis forcé le lendemain soir à mater la fin. Deux ans plus tard je l'ai revisionné en espérant que la première fois était une erreur, que j'étais de pas bon poil ou trop mélancolique je ne sais quoi et non, rebelotte. J'ai au moins vu le film en entier mais il m'a paru étrangement long.

C'est le seul film de Miyazaki que je n'aime pas. Je suis comme tout le monde un admirateur du travail de ce réalisateur et je n'oublierais JAMAIS ce dimanche de juin 2002, où après avoir passé la matinée à regarder du football, je suis allé au cinéma voir le voyage de Chihiro, et où je n'oublierais jamais la semaine que j'ai passée ensuite à revisionner le film dans ma tête, à chérir chaque souvenir, à en exiger une suite, deux heures de plus, ce genre de choses-là. Et tous les films de Miyazaki, je les ai dévorés, je les ai aimés et appréciés, quand ce n'était pas de l'amour pur et simple, que l'héroïne du film s'appelle Nausicaa, Ponyo, Sophie ou Sheeta. J'ai mis du temps à voir Mononoke et Mon voisin Totoro - j'ai attendu jusqu'a l'année dernière pour ça - car je restais un peu effrayé par ma réaction à Porco Rosso, qui était la première fois qu'une oeuvre de Miyazaki me décevait, je savais que c'était subjectif, je savais que ça venait de moi, mais j'avais peur d'être deçu considérablement par deux oeuvres - Totoro et Mononoke - qui avaient, tout de même, un pedigree, une réputation. C'est Arte qui, en quelque sorte, m'a forcé la main et, oui, je ne regrette pas d'avoir affronté cette peur de la déception car ces deux films m'ont alors montrés que je flippais pour rien et que je pouvais avoir confiance en Hayao.

Et très vite je me suis rendu compte de quelque chose d'assez frappant: mis à part, justement, Porco Rosso, je ne choisissais jamais quand je voyais un Miyazaki. Tous les films je les ai vus soit de leur ressortie au cinéma - dans cette période magnifique où on avait quasiment un Miyazaki par an au cinéma, le distributeur puisant dans ses réserves -, dans une salle sombre et accueillante, où je n'avais d'yeux et de concentration que pour ce film, soit - pour les deux derniers - quand ils sont passés sur Arte. Porco Rosso, c'est le seul où j'ai acheté le DVD, et je l'ai regardé un peu "pour occuper ma soirée." Je n'étais pas concentré, peut-être pas "préparé", il n'y avait pas cette aura en me levant le matin "aujourd'hui, tu vas voir du Ghibli."

Et puis du coup il restait ce dernier film. Le "fameux" premier film de Miyazaki. Celui qui n'était toujours pas passé au cinéma et celui, je l'avoue, que j'aurais peut-être oublié si Kaze n'avait pas cet été ressorti une édition. Pourquoi l'aurais-je oublié ? Ok, de base j'avais des préjugés, le plus important était le fait que ce Château de Cagliostro était un film à licence. Attention, ce n'était pas un préjugé sur la qualité ! C'était surtout une autre peur, celle de voir un film avec un univers déjà posé, que je ne connais guère et qui du coup serait peu développé, peu présenté, et dans lequel peut-être je me serais perdu.

Mais voilà, DVD dans la main, salle un peu sombre, canapé confortable, télé à écran géant, sous-titres français, voix japonaises. J'ai pas réfléchi des masses en le lançant, je ne m'attendais à rien. A la fin du film, j'avais des étoiles dans les yeux et, ouais, définitivement, le Château de Cagliostro est un excellent film, et un des meilleurs divertissements que l'animation japonaise ait pu me proposer.

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jeudi 18 août 2011

La Traversée du Temps - Nice Job Breaking It Hero

On parlait lundi de Saint Seiya, aujourd'hui on continue encore et toujours l'alphabet estival avec T, comme Traversée du Temps. Où Toki Wo Kakeru Shoujo.

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Notons l'accroche qui met en avant le "par l'auteur de Paprika" quitte à créer la confusion de manière amusante entre Satoshi Kon - réalisateur du film - et Yasutaka Tsutsui - auteur du livre Paprika et du livre de la Traversée du temps, du coup.


La Traversée du Temps parle d'une fille nommée Makoto, qui un jour se prend un train. Rassurez-vous, elle va mieux depuis parce qu'elle a découverte en même temps qu'elle pouvait voyager dans le temps, ce qui est pratique pour savoir qu'une interro surprise va te tomber dessus, pratique pour ne pas mourir où bien pratique pour faire dix heures de karaoké en ne payant qu'une seule heure.

Et c'est un très bon film que je vous encourage à visionner.

Voilà.

Fin de l'article.


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