Tout dans K-On! est à lire entre dans les lignes car, comme toute oeuvre ne prenant pas son public pour un idiot, les choses explicitées ne sont qu'une facade, souvent mise à mal à la première interprétation d'un "tout". Tout d'abord je tiens effectivement à avertir que je ne couvre que les treize épisodes de la série animée originale et non pas le manga qui offre pas mal de passages exclusifs, tout aussi riches en dénonciations justes et désespérées, mais que personne n'a lu.

C'est donc Kyoto Animation qui s'est occupée de cette adaptation. Ce studio, aujourd'hui reconnu par tout le monde (entre autres quand il se ballade dans la rue), possède à son palmarès des oeuvres également assez riches en niveau de lecture - comme Suzumiya Haruhi no Yuutsu ou bien Kanon. Mais également des oeuvres beaucoup plus légères comme Lucky Star qui, pour la peine, ne cache pas grand chose. Évidemment, il va sans dire que chaque adaptation de Kyoto Animation est attendu comme le messie par un groupuscule de fans prêt à promouvoir cet anime au monde entier, en bonne Intelligentsia. Et alors que le monde était encore en attente de la saison 2 d'Haruhi Suzumiya, K-On! a débarqué. Grande surprise chez tout le monde: l'ending de la série se révélait particulièrement bon et les personnages attachants.
Et pendant 13 longues semaines, chaque épisode créa la polémique, certains accusèrent Kyoto Animation, je cite, "d'aller trop loin", de très nombreuses polémiques éclatèrent sur les plateaux télévisés du monde (entres autres en Pologne, en Corée du Sud et au Danemark), et Benoit XVI lui-même publia une bulle le 21 Juin 2009 où il annonçait souhaiter, entre autres, le retour de la paix au Proche-Orient en bannissant des ondes l'épisode blasphématoire de K-On!, c'est à dire le 10 qui allait vraiment trop loin (entre autres dans la scène du test de courage, qualifié par le Figaro de "purement dégueulasse".)

Quelques mois après la fin de la diffusion, les polémiques ne s'éteignirent pas pour autant: certains accusèrent Kyoto Animation, je cite, "de faire comme K-On!" dans la diffusion de la saison 2 d'Haruhi Suzimya, les ventes mirobolantes du DVD et du BlueRay firent crier au scandale ceux qui préféraient que le n°1 soit Code Geass tandis que l'annonce d'une licence du manga en France se fait encore attendre mais fut confirmée par de nombreuses sources (entre autres mon chauffeur de bus) convaincus d'une acquisition immédiate.

Mais tout cela n'est que vanité et apparences: ce qui nous intéresse est le jus, l'anime en lui-même.

A partir de là, rien ne fut comme avant...

Si il est techniquement plus que convenable (l'animation fait son travail, le chara design fonctionne toujours parfaitement, les scènes SD sont bien amenées) et qu'on a donc pas grand chose à y redire, la musique de fond est elle par contre plutôt peu convaincante. Par contre les "vraies" chansons sont plutôt cools.
Mais là n'est pas le débat.

Comme je l'ai déjà dit: le véritable débat est sur le fond. Car si au final tout roule bien dans des notions dites "objectives" (qu'on peut noter sur jv.com donc), c'est le fond qui est débatable. Et pourquoi ? Car il est très très engagé. Et pas sûr que tout le monde accroche à cette vision très pessimiste du monde... Mais je vais tâcher déjà de vous montrer tout ça (au cas où vous n'avez pas vu K-on! comme cela, ce qui peut arriver. Après tout y'en a bien dans Umineko qui pensent que Béatrice n'existe pas) d'une manière très simple, en commençant par exemple à décrire les personnages et les messages qu'ils véhiculent et qui ne sont, pas souvent, très roses. Pour ne pas dire extrêmement cynique.

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Notez la référence à une oeuvre artistique millénaire: voici la trace des grandes séries.

Prenez Yui donc, présentée à tort où à raison comme l'héroïne de la série. Très énergique, elle semble savoir acquérir pas mal de données de manière presque instinctive mais cela ne l'empêche pas de faire de réguliers Epic Fail scolaires et elle semble avoir une mémoire excessivement courte. Cela fait un peu trop caricatural pour être vrai: il est évident que tout cela n'est qu'une facade, qui semble pourtant bien fonctionner. Derrière Yui, il y'a surtout une grande tragédie familliale. Ainsi, elle vit régulièrement avec sa petite soeur, Ui, mais aucune trace des parents qui semblent régulièrement laisser leurs enfants de coté. Et si la mémoire de Yui, aussi courte qu'elle soit, n'était qu'une protection ? Et si en fait, Yui ne peut pas se souvenir de choses plus lointaines que genre deux semaines, c'est pour éviter de se remémorer le jour où ses parents l'ont abandonnés ? En outre son enthousiasme éternel fait parfois un peu trop forcé, ce qui me confronte dans l'idée que Yui n'est au final que le clown tragique de cette série, tendant de camoufler sa honte d'être abandonnée dans un enthousiasme débordant qui évite aux gens de s'inquiéter pour elle et, donc, de poser des questions embarrassantes. Dans un épisode, le 9, elle semble même évoquer le fait que "ses parents sont en voyage", une raison idéale de mieux se mentir à soi-même et d'échapper ainsi à la vérité, à la réalité !

Échapper la réalité: voici un leimotiv récurrent chez Yui qui, tel un otaku se réfugiant 12 heures par jour sur Internet ou dans Tabula Rasa, semble parfois ne pas comprendre comment la vie autour d'elle fonctionne, comme si tout cela n'était qu'un rêve dans lequel elle jouait un rôle principal et qui se modèle selon sa volonté. Le pire semblerait que le K-On! club continue de la conforter dans cette idée que la vie est facile, que la vie est belle, que tout le monde est sympa. Le destin de Yui est surtout celui d'un futur échec d'intégration dans la vie professionnelle, composée comme chacun le sait au Japon (grâce à la pub Astro et la pub Mikado) de patrons tyranniques et de collègues qui veulent votre peau. Cela est encore plus officialisé dans le manga avec le chapitre - encore exclusif - ...

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...où les jeunes femmes doivent choisir leur avenir professionnel via un sondage et où Yui ne sait pas quoi choisir. Un échec vous dis-je.



Enfin on notera son très régulier harcèlement sexuel envers Azusa. Calins ? Seul les plus niais où les plus bornés par les apparences peuvent y croire.

Au final on peut dire qu'elle est totalement à sa place dans ce groupe: connaissez-vous un seul leader de groupe de musique légère qui possède les pieds sur terre ? A l'instar de Noel Gallagher, de Ozzy Osbourne, de Kurt Cobain ou bien Dee Snider, Yui semble ne pas déroger à la règle: la folie et la perte des repères semblent être son quotidien.

Fanservice débordant mais UTILE !

Tsumugi, dans le même état d'esprit, est un personnage assez insaisissable. Au délà de la jeune fille riche très (trop) gentille, mettant à la disposition de ses amies son outrageuse richesse issue d'une famille sans doute superpuissante contrôlant le Japon dans l'ombre (tellement le nom "Kotobuki" ne semble rien dire à personne), et globalement assez discrète (même si elle s'occupe du clavier, qui reste dans l'ensemble un instrument tellement plus audible que la basse), Tsumugi semble minée par une passion assez douteuse et très disproportionnée envers les amours strictement féminins. Et c'est pire dans le manga.
Au délà donc de cette maniaquerie d'ordre sexuelle, ne mâchons pas nos mots, Tsumugi est donc l'héritière d'une grande famille possédant, entre autres, des supermarchés et en fait considérablement profiter ses amies. Par exemple en offrant le gîte dans une résidence secondaire de bord de mer.

Le message ? Chope toi des amis riches ! Cynique, mais efficace. Et difficile de savoir si il faut le prendre au premier ou au second degré, très déstabilisant. C'est éventuellement un grand message prônant l'amitié et la tolérance ("toi aussi, deviens pote avec la classe haute"), mais difficile de véritablement savoir tellement l'anime, dans sa globalité, montre avantages et défauts d'être une bourgeoise.

En outre, Tsumugi semble avoir une fixation et un but assez étrange: celui d'avoir "une vie de personne normale", ce qui crée très vite des situations abracadabrantes (par exemple mouiller sa culotte en servant un Big Mac) et hypocrites: Tsumugi ne fait ça dans le but de comprendre la classe moyenne, mais dans le but de se faire plaisir. Par conséquent ? Elle n'en tirera rien. Tsumugi est l'archétype de la future patronne qui ne comprendra rien à ce que dira ses employés. Si évidemment, elle ne subit pas un mariage forcé d'ici avec une personne d'une famille qui serait intéressé par le contrôle de l'entreprise. Peste. Son avenir n'est au final pas non plus très réjouissant.

WHAAAAAT RIEN A DIRE SUR MOI ?

Ritsu est un personnage assez déstabilisant. Là aussi très énergétique, rien ne filtre vraiment sur son background. On sait juste qu'elle harcèle Mio depuis sa jeunesse sans que plus ne soit vraiment dit. Sa famille, ses origines, sa maison, rien n'est vraiment dit, comme si tout cela était tabou et top secret. Comptez à cela une habitude à vouloir absolument devenir président du club mais en oubliant tout le temps ses obligations. Ces deux choses font que Ritsu semble se diriger vers une carrière politique. Elle semble en outre pouvoir changer totalement de comportement selon la situation, ce qui serait parfait dans cette profession.

En outre sa relation avec Mio est étrange, pour ne pas dire ambïgue, mais nous y reviendront plus tard.

Starlette de mes deux !

Enfin, Mio est le personnage préféré des fans, entre autre pour l'atout classique de "la coupe hime" et son habitude à se retrouver dans des situations génantes pour elle, super cool pour nous. Extrêmement timide, elle semble pourtant se la donner sur scène (malgré sa réticence à chaque fois), mais finit toujours dans des positions extrêmement génantes. Elle est pourtant la seule à vraiment avoir les pieds sur terre et à partir moins en vrille que les autres, elle serait donc la personne "normale" du groupe. Mais tout cela n'est qu'apparence !

Mio a donc une peur chronique de pas mal de choses, entre autres le fait d'exposer ses sous-vêtements au public et surtout une grande peur des barnacles, ces braves crustacés venus du sud de la France. Pourquoi donc une peur des barnacles ? Quelle en serait la source ? Et bien je vais vous le dire: le barnacle est, sur Terre, le plus grand pénis du règne animal (par rapport à la taille de son corps, évidemment). Cela ne peut vouloir dire deux choses: soit elle a peur des pénis parce qu'elle est lesbienne, soit elle a peur des pénis parce que son enfance ne s'est pas super bien passée, peut-être avec son oncle ou sa famille proche. Nous ne voyons pas d'autres explications à cette phobie.

De plus, sentant venir le succès de ce personnage, Kyoto Animation et la/le mangaka original en ont fait également la source la plus probante de fanservice. Non contente d'avoir sans doute été violée dans son enfance, Mio est également violée sur l'autel du fanservice, un traitement qu'on ne souhaite rarement qu'a des personnages féminins. Dès lors il est normal que le personnage fonde un cable et se renferme de plus en plus dans une posture de grande trouillarde stoïque chargée -comme un devoir personnel- de mettre fin à tous les délires. Elle n'hésitera ainsi pas à devenir violente (entre autres vers Ritsu, à plusieurs reprises), à tout prendre au premier degré et à ne jamais véritablement tenter d'évoluer. Elle est d'ailleurs source de nombreux paradoxes: elle ne veut pas être la vocaliste/leader du groupe mais tiens tout de même à imposer à tout prix son nom, elle ne veut pas faire partie d'un groupe musical au début de la série mais connaît pourtant toutes les bases de la guitare basse (alors que si il y'a bien un instrument qu'on apprend pas à moins d'être forcé par le reste du groupe, c'est bien la basse n'est-ce pas), elle continue à rester dans sa posture prudente et trouillarde alors qu'elle n'a jamais été aussi source de fanservice sauvage et gratuit, Mio est toujours à deux doigts de rejoindre les autres membres du casting dans leur folie.

Hola des maids !

Les autres personnages secondaires semblent également porteurs de valeurs plutôt négatives: la prof, Sawako, est l'archétype de la trentenaire japonaise dont aucun homme ne semble vouloir. Comme toute personne dans cette situation, elle a pris une sérieuse tendance à rejeter la faute sur les autres plutôt que sur elle-même: s'en suit donc une habitude à martyriser sadiquement des jeunes femmes plus belles et plus populaires qu'elle. Je suis pourtant sûr que si elle arrêtait ça, elle deviendrait très populaire chez les hommes: ceux-ci doivent peu apprécier l'idée de voir une femme continuer de coudre des cosplays à rythme industriel jour et nuit. On notera également une habitude à camoufler son passé, commun à Ritsu, comme si elle n'assumait pas d'avoir faire du death metal. Elle fuit donc la réalité, un peu comme tout le monde.

Azusa, derrière son statut de loli est à première vue une bourreau de travail. Fascinée par le groupe Mio, elle y entrera, pensant rejoindre l'Eden, mais sera déçue en voyant qu'au final, ce sont tous de grosses feignasses, qu'elle se fera un plaisir de martyriser et de mettre la pression. Azusa est, en quelque sorte, le contact violent entre le groupe et cette fameuse réalité dont on parle beaucoup. Mais peu à peu, elle se laissera infectée et deviendra aussi, voire même plus grosse feignasse qu'elles: elle est même devenue dans l'épisode 13 une telle feignasse qu'elle ne fait pas de recherche google sur les chats mais préfère prendre son portable pour appeler Mio. Parce que lire ça doit être chiant pour elle. Quelle feignasse. En plus de montrer un peu plus sa dépendance envers Mio...

Elle est en outre victime d'un perpétuel harcélement sexuel de la part de Yui.


Par contre on notera l'aspect positif que dégage les deux amies de Yui: Ui, sa soeur donc, a su prendre le départ de ses parents du bon coté (qui ne semblaient pas l'aimer, si on en croit un prénom sans originalité qui retire juste le "Y" par rapport à sa soeur) et sait assumer avec courage et ambition des tâches comme la cuisine, le ménage, mais aussi peut-être le paiement du loyer (car les parents partis, qui leur paie le loyer, la maison, les factures) et la promotion du groupe musical de sa soeur alors que, permettez-moi de le dire, ça devrait être à ses yeux une parasite sans foi ni loi. Mais Ui semble excessivement courageuse et c'est tout à son honneur: elle ira loin dans sa vie. Ce qui pour une femme japonaise doit vouloir dire mariage à 21 ans, enfant à 22 et mort à 84.

Enfin Nodoka semble être le repère que Yui loupe, mais qui sauve à chacune de ses interventions le Keion club d'une mort certaine. Le club lui doit beaucoup mais étrangement n'a jamais véritablement exprimé des sentiments en retour.


Voilà en tout cas pour les personnages, maintenant passons sur la manière dont l'anime touche notre inconscient pour son message de paix et de tolérance principal qui est, et cela ne vous surprendra sans doute pas, "acceptons l'homosexualité dans notre société." ou plus globalement un véritable cri percant en faveur d'une sexualité libre, sans tabou ni peur d'être jugé.

Un amour interdit, pourtant parfaitement accepté.

Déjà vous avez sans doute pu le remarquer: le sexe masculin est, dans K-On!, totalement absent et, quand il apparaît, c'est soit pour se prendre un gros rateau (flashback de Sawako, épisode 5), soit pour être une menace directe envers nos personnages (clip de Fuwa fuwa time, épisode 6), mais à part cela il est totalement absent, y compris dans le public des concerts. C'est là que l'anime se démarque encore plus que le manga: si le manga était déjà en soit une belle ode au sexe féminin, l'anime se la joue encore plus extrême en ne faisant exister que celui-ci.

Dès lors, l'homosexualité féminine devient quelque chose de naturel, et si on en croit les nombreux signes, tout le monde serait susceptible de, pour parler franchement, coucher avec tout le monde. La seule exception serait Tsumugi qui se contenterait sans grand problèmes de mater tout le monde coucher avec tout le monde, mais elle ne semble faire preuve dans l'anime du moins d'aucun signe de volonté sexuelle, et Sayako possède également cela, mais après tout elle a 30 ans et PERSONNE ne veut d'elle, donc c'est cohérent. Par contre, tout le reste du casting...

Pour faire clair, voilà en quoi chaque couple est possible, preuves à l'appui:

  • Yui & Ritsu => La complicité entre les deux jeunes femmes pour les blagues, rien branler et les cosplays de Mio laisse à penser qu'elles sont totalement connectées psychiquement. Pour être plus clair, je les conçois plus comme un couple de sexfriend sans que l'amour ne soit vraiment au centre.
  • Ritsu & Mio => En bons joueurs d'eroge nous savons que de facto l'amie d'enfance veut votre corps. Je pense que Ritsu & Mio n'échappent pas à la règle. Si Mio reste encore auprès de Ritsu malgré la façon dont celle-ci se conduit envers elle, il y'a forcément une raison: et celle-ci est sexuelle, ni plus ni moins.
  • Yui & Azusa => Là aussi couple plutôt évident, mais peut-être à un seul sens: Yui semble tellement vouloir toucher Azusa que l'ont ne peut pas se poser de question. Je sais que Yui peut paraître innocente mais comme je l'ai dit plus haut, tout cela n'est que façade ! Et la volonté de prendre quelqu'un a tout prix dans les bras est une facade plutôt pratique pour PELOTER SANS MENAGE. Même si peloter une loli n'est peut-être pas optimal.
  • Azusa & Mio => Quand on rejoint un groupe juste pour une personne, voilà quoi.
  • Ritsu & Azusa => Assez tendu mais évoqué dans l'épisode 9, avec la scène à 5mn29 ou Azusa rigole. Vous ne voyez pas en quoi cela prouve l'existence d'une telle relation ? Alors vous êtes loin d'avoir le cinquième de mon talent.
  • Yui & Mio => Parce que tout le monde veut Mio, et quand on en arrive à l'imaginer en maid, c'est qu'il y'a une certaine passion.


Bref, on pourrait continuer longtemps (et si je ne le fais pas, c'est pas parce que je suis à cours d'éléments, mais bel et bien parce que je veux vous laisser réfléchir par vous-même tadada) mais il est indéniable que K-On!, avant d'être un anime que certains décrivent vulgairement comme un "anime avec du thé et des gateaux" (!?) est avant tout l'anime décrivant avec le plus de justesse possible l'adolescence japonaise dans un milieu exclusivement féminin et plutôt aisé (oui parce qu'elles se payent quand même des instruments bourgeois), avec tout ce que cela implique, dont les hormones en feu ce qui implique sauter sur le premier truc qui passe. Et là vous vous dites, "mais attendez c'est casse-gueule, c'est un coup à faire passer les jeunes femmes yuri pour des hormones sur patte, un peu comme Kanako dans Maria Holic", et là je dis non !
Non non non, je dis non !
Car K-On!, malgré ce postulat casse-gueule justement, arrive à faire de l'homosexualité féminine quelque chose d'extrêmement positif, rendant ça très naturel, et donc beaucoup plus acceptable, surtout pour les fascistes de merde qui n'arrive pas à concevoir cela comme autre chose que du fanservice. Sur ce domaine (qui en manque haha), K-On! a des couilles, et des bien remplies. Faire mater K-On! à la terre, c'est la fin de l'homophobie, rien de plus.

Ho ! Un travail chiant !

Dans K-On!, le second grand message serait du genre: le travail c'est la santé, ne rien faire c'est la conserver.

Ainsi, la seule fois où les héroïnes sont vues en train de sérieusement travailler, c'est pour effectuer le travail le plus relou du monde: compter des bagnoles pendant 10 heures. Le fordisme dans son illustration la plus absurde, la plus inhumaine. Et tout ça pour quoi ? Pour qu'au final, cela ne serve à rien avec une Tsumugi réduisant tout ce travail à néant en obtenant la guitare tant souhaitée à un prix modique. Le message, venant d'un personnage qui en plus deviendra plus tard une patronne, est plutôt clair: ceux qui travaillent sont baisés.
De plus on ne voit jamais le groupe vraiment travailler, il passe effectivement son temps à, je cite, manger du thé et boire des gateaux fournis par Tsumugi sans jamais répéter leur jeu. Au final qu'est-ce que ça donne sur scène ? Un désastre complet, comme s'y serait attendu n'importe qui ayant sa carte à l'UMP ? NON ! Ca donne un excellent concert, que tout le monde surkiffe, avec une chanson qui déchire. La morale ? Elle est là également: le travail c'est au final assez ''useless'. Et là selon sa vision du travail, on ne peut qu'applaudir ou huer cette vision des choses. Moi j'applaudis. Des deux mains.

Et tout cela est encore plus renforcé par une Azusa qui possède le trèèès mauvais rôle quand elle souhaite répéter mais qui, au final, comprend que ouais, le travail n'est pas une nécessitée, n'est qu'une illusion dans ce monde de brutes, et se laisse elle aussi aller à un repos des dieux.

Pourquoi Tsumugi fait ça ? Comment ?

Et au final: comme le dit l'ending: "Please don't say you are lazy, Because I am actually crazy". Ca ne peut pas mieux coller à mon analyse un peu abusée. EH OUAIS. Abusée.



(blabla)

Bref. Longue vie à K-On! et en espérant une saison 2 dans les prochaines années, parce que non seulement la suite du manga est franchement cool et donne envie d'une adaptation animée dans la même veine (c'est à dire très bien), mais parce que là on sera qu'initiés pour en profiter, les haters oseront pas se mater la saison 2. Bon sauf si ils sont cons comme des crevasses au point de se faire du mal à ce point là, mais là ça devient leur problème HEIN. Moi je m'en lave les mains.