ouch

Tout d'abord, vous savez que je suis friand de personnages. Je l'ai déjà dit dans quelques une de mes critiques précédentes et je reviendrais dessus encore et encore, mais disons qu'en matière de personnages, Claymore offre une belle galerie. Tout d'abord, question scénario, qu'est-ce qu'une Claymore ? Parfois, cela désigne l'épée écossaise à double tranchant, qui se tient à deux mains et qui fait très mal là ou elle passe. Ici, le mot Claymore désigne des femmes mi-humaine mi-démon (yoma) qui se battent avec cette épée et qui sont au service de "l'Organisation". Elles sont bien plus puissantes que tous les humains, et il n'y a que des femmes Claymore, pour des raisons assez connes: les hommes ne durent pas assez longtemps (et je vous laisse découvrir pourquoi). Et toutes ses femmes sont classées selon leurs forces par un numéro, qui va de 1 à 47. L'héroïne, Claire, à un rang assez surprenant, je vous l'avoue.

ouchouch

Comme en témoigne cette image, Claymore fait peu de concession avec les membres en tout genre. Les Claymore pouvant s'auto-regénérer ou rattacher leurs membres manquants à l'aide de leurs pouvoirs, c'est donc un prétexte parfait pour voir des bras, des mains, des pieds, des jambes voler de toutes les manières. De même les yomas combattus perdent eux aussi bien souvent leurs bras, leurs jambes, leurs doigts et leurs têtes. Bref, que des trucs joyeux: Claymore est presque une série hommage aux membres. Et il suffit de voir le cadeau d'Irène à Claire pour se rendre compte de la folie dévastatrice de cette série. Quant au sang, qu'il soit violet ou rouge, il est coule à flot, en cascade, et caetera. Mais étonnament, ça reste presque soft...

claire

Revenons en aux personnages. La grande majorité sont des personnages féminines, peu de mâles en règle générale. Et si on peut regretter un chara design parfois un peu semblable (toutes les Claymores ont le cheveu clair, ce qui n'aide pas), les Claymores sont -niveau personnalité- loin de toutes se ressembler. Chacune à son passé trouble, chacune à sa spécialité propre, chacune à sa manière de voir les choses et certaines sont mêmes carrément cinglées (Ophélia par exemple, un des personnages les plus fous qu'il me soit donné de voir), certains imposent une foutue classe (Teresa et Irène sont la classe réincarnée, par exemple. Galatée en est pas loin non plus) et certaines, sous un air primaire, sont d'une complexité affolante (Helen et Ondine, par exemple). Quant aux personnages masculins, on a quelques sommets de "j'en impose grave" comme Ricardo le Lion aux Yeux d'Argent, Rubel/Louvre le mystérieux donneur d'ordre et surtout Easley qui ne se montre que vers la fin mais qui en impose suffisament. Par contre, bon, on a aussi le personnage de Raki et... comment dire...

... non y'a rien à dire. Raki est le boulet par excellence. Personne l'aime. Sauf Claire. Mais PERSONNE ne peut l'aimer. PERSONNE. Il est tellement niais que son cerveau doit être un machmallow et il doit être le fils d'un Bisounours avec un Télétubbie quoi... Son intervention dans le dernier épisode est condamnable d'une lapidation à coup de grains de sable tellement on touche le fond...

ouchouch

Techniquement, Claymore est époustouflant. Si. Les graphismes sont beaux du début à la fin, aucun temps mort, et l'animation, oh mon dieu, que c'est bien foutu. On se fout pas de la tronche du monde avec une telle qualité. Mad House a vraiment super réussi son boulot sur ce coup, avec un truc parfois digne d'un film. On pourrait projeter les 26 épisodes de Claymore dans une salle de cinéma que ça choquerait personne. La musique est elle aussi très bien foutue avec quelques thèmes très épiques. Quant aux combats en eux-même, c'est du caviar: c'est un gros bordel mais c'est parfaitement clair, on voit chaque coup se dérouler, tout coule de source, tout est compréhensible, rien n'est vraiment incohérent. De plus vu le grand nombre de combat (le scénario de Claymore n'est après tout qu'une sucession de combat), tout est un véritable plaisir pour les yeux. Ce n'est pas du Gurren Lagann (plus jouissif y'a pas), mais c'est déjà franchement pas mal et on sent que c'est bossé. Ajoutons à tout cela des seiyuu (doubleurs) impliqués et PAF. Techniquement irréprochable. Nouveau millénaire. Tout ça.

haha

En gros, n'hésitez pas à jeter un oeil à cette série, franchement réussie, et qui dans est dans le genre prise de tête au niveau zéro. Ce genre de petit plaisir coupable qu'on aime, qu'on apprécie, qu'on veut. De plus quand c'est si bien enveloppé. Ah oui, en outre, la fin est complétement inventée par rapport au manga (toujours en cours au Japon), donc ne vous étonnez pas si la fin fait un peu... bizarre. (et surtout pourquoi Raki nous gonfle autant, hein ? HEIN ? POURQUOI ?)