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jeudi 1 décembre 2011

Comprendre la vente de jeu vidéo en France (et pourquoi ça va un peu changer)

Attention je suis pas un professionnel, il me manque sans doute des clés et ce que je vais dire ça sort de deux où trois ans de curiosité sur le domaine et de quelques recherches. Ca reste un article de blog donc donnez lui la crédibilité que vous voulez ;).

Très vite partons de deux constatations récentes: la chaîne de magasin Game se casse la gueule et ferme de plus en plus de boutiques en France tandis que désormais amazon se lance dans le rachat de jeux vidéo récents à des prix très attractifs. Donc très vite, votre avenir si vous voulez acheter des jeux vidéo en "vrai", il paraît clair: Micromania, Fnac et si vous avez du bol un où deux indépendants avec des couilles en fer. Pourquoi un tel pessimisme ? Voilà hop, je développe.

Rappelons très vite les bases du marché: en 2010, 62% des achats francophones se sont faits en boutique spécialisée (Micromania, Fnac, Game...), , 33% se sont faits en hypermarché et 5% via l'internet. L'autre base c'est qu'un distributeur ne touche pas une somme faramineuse sur un jeu neuf: comptez entre 2 et 5€ par jeu vendu, ce que parfois ils réduisent pour pouvoir vendre le jeu "moins cher" - question d'image bien souvent, et parce que ça permet un peu d'en vendre plus. Sur les 170€ d'une Nintendo DS fraîchement vendue, la boutique ne touche qu'entre 1,5 et 4€.

Par contre sur un jeu d'occasion c'est jackpot: la boutique empoche la quasi-totalité de la somme, le reste allant à l'état français via TVA. L'éditeur ne touche RIEN. C'est pas très légal, mais eh, ça fait vivre les boutiques qui sinon ne reposeraient sur rien, et l'enthousiasme que parfois ceux-ci ont à racheter un jeu 20€ pour le vendre 55€ devient presque compréhensible. Pas forcément très appréciable, mais compréhensible. C'est pareil avec les libraires et nombre d'autres vendeurs de produits culturels: votre vendeur de manga préféré doit avoir lui aussi un rayon occasion pour exactement la même raison. Quant aux libraires, ça existe depuis la nuit des temps comme système.

(Edition: Galoo dans les commentaires m'a signalé que la vente d'occasion est belle et bien légale et que je me suis un peu emballé en disant "pas très légal", merci à lui ! )



Donc voilà, si les Micromania et Game et autres indépendants (parfois franchisés - je pense ici au réseau "Jeux Video and Co" qui regroupe tous les Ultima, Je Console, Virtua et Difintel) veulent vivre ils n'ont clairement pas le choix: ils doivent vendre de l'occasion. L'occasion, c'est le nerf de la guerre. Pas pour rien que dans un Game où un Micromania il est de coutume, quand vous achetez un jeu neuf, de vous signaler parfois à la caisse que le jeu existe aussi en occasion avec X€ de réduction. Parce que ces boutiques veulent que vous preniez de l'occasion et si ils vendent encore du neuf c'est parce qu'évidemment ils espèrent que comme ça vous allez le revendre le plus vite possible juste derrière. Bon et aussi parce qu'ils vont pas cracher sur les deux/trois euros qu'ils vont y gagner, évidemment.

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mercredi 30 novembre 2011

Un an d'anime ~ 2011

On est bientôt en décembre ? C'EST BIENTÔT LA SAISON DES BILANS ANNUELS !

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Télé, Internet, Radio - tous les médias du monde vont vous en faire bouffer du 2011. Et personnellement, ce n'est pas pour me déplaire, ayant toujours eu une certaine érection pour les bilans de toute sorte ! En tout cas chez Néant Vert on fait les choses différement: déjà le bilan annuel jeu vidéo est en mai, et ensuite c'est un bilan qui est très personnel, puisque dans mon bilan sur l'année 2011... je vais parler de ce que j'ai vu en 2011 et non ce qui est sorti cette année là.

Et je rappelle donc le concept: j'énumère les douze mois de l'année et je rattache à chaque mois un anime qui a "marqué" le mois en question, souvent parce que c'est ce mois là que je l'ai maté où ce mois là que j'ai commencé à vraiment l'apprécier, où bien ce mois là que je l'ai marathoné une nuit que j'étais seul, déprimé et mal rasé (ce qui arrive de moins en moins souvent, à ma grande tristesse.) Au final donc on se retrouve avec 12 animes mis en avant, ce à quoi je rajoute à la fin un passage où je reviens sur tout le reste, de manière beaucoup plus concise.

Vous pouvez retrouver les bilans des années précédentes par ici: 2007 ; 2008 ; 2009 et 2010.

Bon, allez c'est parti et, comme d'habitude on commence par le Décembre de l'an dernier !


DECEMBRE 2010

Decembre2010.jpg The World God Only Knows (Que sa volonté soit faite)

Déjà en Décembre 2010 c'était la diffusion de l'arc Shiomiya Shiori qui m'a énormément convaincu car nom-de-dieu-que-je-kiffe-ce-personnage-pour-des-raisons-terriblement-personnelles et surtout c'est là que j'ai découvert le manga. Je ne considère pas franchement l'adaptation animée de TWGOK, que ce soit la première où la seconde saison, comme une très très bonne adaptation, entre autres parce que c'est ignoble de lenteur. Il y'a cette terrible habitude qu'ont les animateurs de Manglobe a insérer d'horribles temps de latence et de silence entre certains dialogues, ce qui ruine totalement la dynamique. Après ok, les génériques sont bons, il y'a une bonne OST et les doubleurs sont à fond, mais ça aurait pu peut-être être mieux, si ça prenait moins son temps.

Mais la série dans son ensemble reste bonne. Mais je ne peux que recommander de préférer le manga, que j'avais chroniqué ici qui, si il n'est pas non plus dénué de défauts, se révèle de plus en plus maîtrisé au fur et à mesure. A titre d'exemple le chapitre de cette semaine était vraiment excellent.


Les années précédentes, en Décembre, j'énumérais: Fate/Stay Night (2006) ; Serial Experiments Lain (2007) ; Clannad (2008) ; Macross: Do You Remember the Love (2009)

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samedi 26 novembre 2011

Comment j'ai appris à aimer à nouveau Sonic et à ne plus avoir peur du cycle (Sonic Generations)

Bon, on avait vu ça ensemble en début de mois: Sonic 4 Episode I n'est pas forcément un jeu de merde et Sonic & Sega All-Star Racing est un jeu qui se révèle agréable mais pas aussi fanservice qu'attendu et souhaité. Maintenant attaquons nous enfin au plat principal, et le jeu Sonic qui est actuellement au centre de toutes les attentions: Sonic Generations. Et je suis heureux de pouvoir annoncer qu'il s'agit là d'un très bon jeu. Pas encore parfait. Encore jonché de deux ou trois défauts assez insupportables. Mais vraiment enfin le Sonic sur consoles de salon que j'attendais depuis presque dix/quinze ans.

Tout d'abord je rappelle le contexte: je hais tous les Sonic en 3D. Que ça soit le premier ou le second volet je suis incapable de concevoir en quoi les Adventure peuvent être des bons jeux, particulièrement le 2 que je considère comme un véritable affront au plaisir de jouer, avec ses bugs à la pelle, ses niveaux jumeaux, les formidables niveaux relous de Knuckles/Rouge ou bien la maniabilité absolument aléatoire qui fait qu'une fois sur six, votre homing attack ira se loger totalement ailleurs que ce que vous avez prévu. Enfin, ça reste moins pire que Heroes ou 2006 (et ses loadings en plein niveau) mais pour autant je reste incapable de l'adorer autant que certains. J'ai ensuite laissé passer Unleashed et Colors - ce dernier tout simplement parce que pas de Wii.

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J'ai accueilli Sonic Generations avec énormément de méfiance à son annonce, assez convaincu que Sega allait parvenir une nouvelle fois à faire exploser le pétard entre leurs mains et parce que je dois avouer que l'annonce faisait doublon avec Sonic 4 Episode I, qui lui aussi reprenait à sa sauce des niveaux "cultes" des deux premiers volets Megadrive. Mais là où d'habitude le Sonic Cycle fait que le jeu devient de plus en plus décevant au fur et à mesure des annonces, ici on avait un Sonic Cycle inversé: plus les annonces tombaient, plus le jeu se révélait prometteur et enthousiasmant. Et à la fin, le jeu est de la bonne. Mais attention: uniquement pour ceux qui veulent s'impliquer un chouia dans le jeu !

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lundi 21 novembre 2011

Apprentissages d'une semaine de téléservice

Eh, dans deux semaines je passe des oraux pour entrer dans la fonction publique ! Parce que j'ai été trop bon aux écrits ! Genre, vous voyez, on était autour de 1200 candidats inscrits et là, tout de suite, on est genre 120 à être pris aux oraux ! Pour 60 postes ! C'est trop la joie ! Trop la consécration ! Maintenant je dois réviser du droit civil à pleins tubes ! Réapprendre le mariage, l'héritage, le pacs, la filliation ! Et c'est cool parce que du droit j'en ai fait neuf mois au cours d'une fantastique année d'étude qui fut pour moi l'occasion de commencer à squatter beaucoup les conventions parisiennes ! Yeah !

Mais en attendant de devenir fonctionnaire de cadre B, de craindre pour mon avenir, de faire des grèves et d'être muté dans une ville de 2000 habitants où y'a pas de bus le dimanche, je reste un pauvre adulte sans emploi, et je dois trouver des solutions pour quand même gagner un peu d'argent. Je veux dire, un truc qui soit plus convenable que racketter son père une fois par mois. Et pour ça, j'ai été embauché comme vacataire dans une agence spécialisée dans le téléservice, où téléacting comme vous voulez.

Vacataire ? Ca veut dire que n'importe quand on peut m'appeller, me confier une mission et hop, ça dure d'une à trois semaines et après je suis à nouveau libre - sauf si on me repropose une nouvelle mission derrière. C'est totalement précaire mais ça permet à la société un meilleur roulement, l'agence servant d'intermédiaire pour des grosses agences et des grosses boîtes aux besoins divers et variés. Personnellement j'avais donc été appellé en remplaçant pour une mission d'enquête de satisfaction à propos d'un service assurances d'une de ces grandes banques françaises qui ne craignent pas la crise. La mission avait commencée au début du mois et on en était à la dernière semaine quand j'ai rejoint: comprenez par là que la mission prenait du retard par rapport aux objectifs voulus et qu'il fallait appeller du sang neuf en renfort. C'était donc ma première mission de téléservice et, je l'espère un poil, la dernière - non pas que le métier soit tellement désagréable, mais juste que d'un point de vue timing j'aimerais commencer l'année prochaine dans la fonction publique, si vous voyez ce que je veux dire.

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Bon maintenant voilà où je veux en venir: je vais donc vous donner quelques conseils sur la façon à agir par rapport aux "téléacteurs." Je ne ferais pas comme Raton-Laveur qui lui vous donnait quelques conseils sur la façon de vous loler grâce aux téléacteurs mais ça sera juste quelques éléments techniques qui PEUVENT vous sauver la vie.


  • Evidemment, oui, on appelle toujours avec un numéro masqué. Je vous rassure: on a pas la possibilité de passer en non-privé, nous, pauvres péons, et je crois pas que ça arrange qui que ce soit de vous filer le numéro de chez nous parce que bon, on est là pour vous appeler, pas être appelé.



Ensuite ce qu'il faut savoir c'est que le genre de boîte où je suis peut donc vous appeler pour quatre raisons:

  • La télévente classique. C'est de très loin le métier le plus compliqué à faire, le plus décourageant et le plus détestable, dans tous les sens du terme. Pour avoir passée une matinée dans la même salle que quelques télévendeurs en plans obsèques (qui devaient donc appeler des petits vieux pour leur vendre ça, chouette programme), c'est complétement un autre monde.
  • Les études et enquêtes de satisfactions. Ca par contre c'est tranquille mais vite prise de tête parce qu'en tant que télé-enquêteur tu as une marge évidemment très limitée et tu peux pas vraiment t'amuser. De l'autre côté du fil, c'est quelque chose qui peut bouffer du temps (mon questionnaire durait entre cinq et dix minutes, mais une collègue m'a parlée un peu de son expérience sur un questionnaire qui durait trente minutes) mais qui n'est jamais vraiment inutile et qui peut être agréable. Si vous êtes vener envers une marque et que soudainement celle-ci vous appelle pour une enquête de satisfaction, n'hésitez jamais à y répondre parce que très sérieusement, ils prennent ça fucking au sérieux. Par contre oui, attendez vous à vous taper des questions parfois débiles.
  • Les invitations. C'est à dire que parfois on est chargé par une marque d’appeler des clients réguliers/fidèles pour les inviter à des soirées où des journées clients, vous savez le genre de trucs où vous pouvez squatter les petits fours et éventuellement repartir avec des lots de qualité. Étrangement, peu de gens vous raccrochent à la tronche dans ce contexte.
  • Les prises de rendez-vous. Là on vous appelle pour vous proposer de prendre rendez-vous avec un conseiller / un vendeur à porte à porte. Classique, rapide, efficace.



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mardi 15 novembre 2011

Panorama des openings d'anime de la saison d'automne

VITE FAIT HEIN.

(Bon je rappelle le concept de ces articles que je faisais à une époque régulièrement: j'évoque les génériques d'ouverture de la saison, en les classant en quatre catégories, très subjectives et correspondant surtout aux attentes que j'ai d'un bon générique d'ouverture. Cet article sera totalement inutile dans deux mois quand la moitié des vidéos seront supprimées de youtube mais eh, ça a une place dans le court-terme)

LES VRAIMENT TOP

Mirai Nikki - Kuusou Mesorogiwi

Studio: Asread // Artistes: Yousei Teikoku

Alors mon gros gros favori pour cette saison. J'ai été un peu surpris la première fois en l'écoutant parce que je le trouvais un peu étrangement malsain. Très sanglant, très rouge et nous cachant peu à ce quoi on va être confronté avec cette série - surtout sur l'aspect un peu yandere de Yuno. Puis après je l'ai maté, et rematé, et rerematé. Et puis en tant que lecteur du manga, j'ai trouvé qu'il avait un second niveau de lecture, remplis de petits détails qui deviendront limpides au fur et à mesure du visionnage de la série et ça, c'est toujours quelque chose que j'adore. J'adore quand un opening nous "cache" des trucs en nous les foutant sous les yeux dès le début. Après, je le trouve très bien rythmé, très riche et il a quelques passages absolument délicieux (quand je vois le passage avec Deus Ex Machina, j'ai envie de poser comme un barbare devant mon écran.)

Bref, cet opening est à l'image de ce que je peux pour l'instant juger de l'adaptation animée de Mirai Nikki: un excellent boulot. Décidement, Asread ne fait certes qu'un truc bien tous les deux ans, mais quand ils sont à fond, ils sont à fond. Rappelez vous de Ga-Rei Zero !

Un-Go - How To Go

Studio: Bones // Artiste: School Food Punishment

Tin je sais pas pourquoi mais j'ai tendance à oublier ces derniers temps que Bones existe. Alors que si y'a bien un studio sur lequel je peux compter pour des bons openings - voire des bons animes - c'est bien celui là ! L'opening d'Un-Go est donc dans la tradition directe de nombre de génériques du studio, c'est à dire que c'est de la bonne grosse bombe. C'est animé, ça donne plein de petites informations, ça présente les personnages, les transitions sont cools, la musique très agréable, c'est joli et coloré, bref ça donne envie de mater l'anime et ça donne envie d'être maté en boucle. Ce qui est toujours très très bon signe.

Mawaru Penguindrum OP2 - Boys, Come Back To Me

Studio: Brain's Base // Artiste: Etsuko Yakushimaru

Je pourrais faire un paragraphe très posé et très réfléchi mais non je vais juste laisser parler mon coeur: <3333333.


Plus sérieusement, la musique est fantastique (j'ai eu quelques petits frissons la première fois que je l'ai écoutée dans un casque) et le visuel l'est également. Alors quand la synchronisation entre les deux est travaillée, c'est un vrai plaisir. Peu d'images certes mais chacunes ont un sens et surtout chacunes ont une puissante beauté visuelle. C'est vraiment tout l'esprit de la série qui est ici synthétisé et exhibé. Et puis sérieusement, comment ne pas frissonner au passage à 0:55 ? Bref, c'est une bonne grosse tuerie.

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