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Cinéma / Séries TV

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dimanche 11 septembre 2011

Allez viens ptit gars, on va faire de l'aviron (The Social Network)

Facebooksho.jpg

Je n'éprouve guère de haine envers facebook mais je constate que c'est un outil qui ne me sers juste à rien: cela doit s'expliquer par le fait que je m'y suis inscris très sur le tard, à une époque où c'était juste inutile pour moi vu que la majorité de mes relations pouvaient me croiser quotidiennement sur des forums Internet ! Inutile de dire que je ne vivais guère pour la communication "avec" mes "amis" puisque je communiquais déjà parfois quotidiennement avec eux sur IRC, PhpBB où MSN. A ce niveau là, Twitter m'est d'une bien plus grande utilité puisque là je sais que je communique avec des gens qui me sont proches... et une bonne ribambelle d'inconnus complets qui aiment juste bien ce que je fais ! Ok, facebook m'a été pratique quand il s'agissait de communiquer avec la radio campus dont j'étais membre (Radio Phénix ) puisque c'était vite devenu l'aspect le plus simple de communiquer avec le présentateur de l'émission dont j'étais le chroniqueur. Mais à part ça ? Rien. Sans doute parce que, de manière infortune où non, mes relations avec mes "connaissances non-internet" sont proches du rien. Et là j'insère une musique douce au violon pour que vous preniez pitié de moi.

Bref, tout ça pour dire que de nos jours, quand on me parle de l'énorme importance de facebook dans notre société contemporaine, je suis un peu en mode tête de poker puisque ce n'est pas ma tasse de thé, et puisque je m'en sers peu. Quand des gens me disent que facebook "c'est trop addictif" je fronce un peu le sourcil et je repart lancer Minecraft où jeter un oeil à ma timeline Twitter parce que quand je me connecte sur ce site, j'y passe toujours maximum deux minutes. Oh, je pourrais stalker mes camarades de lycée pour m'occuper mais pour ça, j'attendrais un peu de devenir mélancolique.

ANYWAY.

J'ai vu The Social Network vendredi soir.


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mardi 9 août 2011

Quantum of Solace et 21 autres films James Bond - I Expect You To Dine

Lettre Q de l'alphabet estival. Ca commence à chauffer. Petit récapitulatif de l'alphabet à la fin de ce billet.

Pendant l'été 2007 j'avais fait un article sur James Bond que je n'ai jamais terminé, jamais fini. Il est toujours en brouillon dans un coin, étant le seul billet jamais publié - mais pourtant toujours dans la base de données, en état suspendu - de l'historique du blog. Pourtant il commençait comme ça:


J'aime bien les James Bond. Faut dire quand j'étais enfant, c'était le truc le plus trash qu'on me laissait regarder, même si finalement, on me laissait voir que Moonraker et son méchant néonazi. Et éventuellement Demain ne meurt jamais au cinéma. Mais bref, le jour ou je découvris vraiment les James Bond, c'était quand j'avais 8 ans, et quand je découvris la Nintendo 64, et in extenso le meilleur Jeu-De-Tous-Les-Temps-Que-Je-Dois-Me-Racheter (FF9 ne compte pas, je dois me le racheter aussi, mais là j'ai mal. Je sens que je vais émuler. Après tout j'ai le jeu original chez moi. Je le retrouve pas, certes, mais il est chez moi. Vivement un déménagement que je le retrouve.), c'est à dire, Goldeneye. Et là je me souvins d'une semaine ou je me fis TOUS les James Bond. (sauf Jamais plus Jamais, et tous ceux inclus entre On ne vit que deux fois et L'homme au pistolet d'or)

Bref j'avais 8 ans, et cela me faisait plaisir, et j'avais déjà MON James Bond préféré.

Roger Moore.

Juste deux choses. Y'a quatre ans j'écrivais de la merde et là ça confirme tout parce que je suis convaincu que j'ai pas attendu la Nintendo 64 et Goldeneye pour m'intéresser à James Bond et surtout je doute que Roger Moore ait vraiment été mon James Bond préféré parce que c'est un autre acteur mon James Bond préféré. Et oui, j'ai depuis retrouvé mon exemplaire de Goldeneye 64, il est tout chaud auprès de moi et j'ai tous les cheat codes débloqués dedans. Oui oui chez nous on a fini Facility en 00 Agent et en moins de 2 minutes 15.

Bref, pour rendre hommage à cet article qui ne se finira jamais, et parce qu'aujourd'hui est le 700e billet de Néant Vert, on va faire un billet dédié a James Bond et aux 22 films que comptent la franchise... et pour cela je vais faire un top 22. Je vais classer les films dans l'ordre de mon appréciation, dans un jugement mi-subjectif mi-objectif mi-mauvaise foi. Ca permettra de nous comparer nos statistiques dans un sens. Huhu.

Mais histoire de confirmer des choses, j'ai du voir la grande majorité des films au moins deux fois, étant donné que j'ai passé cinq où six ans à ne jamais louper la moindre diffusion d'un James Bond à la télé et croyez bien qu'il y'en avait des masses ! Il ne doit y'avoir que les quatre films les plus récents que je n'ai vu qu'une fois, et peut-être deux où trois autres films où je signalerais la particularité. Je n'ai jamais vu Jamais Plus Jamais et je ne l'incorporerais pas au classement, en plus du fait qu'il ne soit pas inclus dans la chronologie "officielle." Mais hop, commençons le classement !

#22


Rien Que Pour Vos Yeux

Rien que pour vos Yeux est sans doute le seul James Bond que je n'ai jamais vu en entier et pour une raison très simple: il m'emmerde purement et simplement. Il me porte aux nues de l'ennui, me force à bailler comme un chameau, me lance à la recherche d'activités annexes à faire, argh, que je hais ce film. Et putain, souvenez vous de sa scène de pré-générique, où James Bond va sur la tombe de son ex-femme dans un souci de continuité, et où il rencontre Blofeld et où ça finit en combat d'handicapés où le méchant emblématique de la saga finit largué dans une cheminée d'usine. What. The. Fuck ?

Bref, même si je suis pas du genre à nier le pouvoir séduisant de Carole Bouquet, faut pas déconner, ce film là est pénible comme l'enfer.

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samedi 16 juillet 2011

Alphabet Estival - Inception - Batman Gambit

Alphabet estival, tous les trois jours un article dédié à une "lettre." Y'a trois jours, le H était dédié à Haibane Renmei. Aujourd'hui le I et... Inception.

Inception01.jpg

A la base je voulais vous parler de Inglorious Basterds - et de mon point de vue sur Quentin Tarantino en général - mais ça n'aurait pas été intéressant car cela aurait vraisemblablement tourné en du gros suçage en règle basé sur absolument rien de cohérent. Un peu comme mon article sur Haibane Renmei... en encore plus chaotique !. Non à la place je vais faire un article véritablement court sur Inception. Que j'ai beaucoup aimé. Mais sur lequel je n'ai pas non plus énormément de choses à dire. Eh, l'alphabet estival avait besoin de certaines lettres pas méga engageantes ! Mais allez, considérez que je fais ça pour l'art. Parvenez à convaincre votre subconscient. Et si vous n'arrivez pas à vous convaincre et bien... une petite Inception ?

Inception raconte l'histoire de Cobb et sa petite troupe d'élites, capables d'infiltrer les esprits des gens quand ceux-ci dorment afin de s'introduire dans leurs rêves et d'y voler ce qui est précieux - souvenirs, codes, etc - où influer gravement sur le subconscient d'une personne. Le film raconte grosso modo le déroulement d'une opération très très très ambitieuse... Où il va falloir faire des rêves dans le rêve d'un rêve. Et aller plus profond.

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vendredi 9 juillet 2010

20th Century Boys, le film - I wanna be your boy

De 20th Century Boys, je n'ai maté que le premier tiers en manga (tome 7 ou 8, après l'ellipse temporelle quoi.) Ce qui est dommage, mais je tente de me rattraper le plus vite possible, l'oeuvre étant pleine de qualité et l'enquête franchement intéressante - Urasawa oblige. Du coup quand on me propose après la Japan Expo de jeter un oeil au film adapté de ce premier tiers que j'avais vu et lu, c'est intéressé que je tente l'expérience, le tout prélassé au fond d'un lit, digérant un sandwich Subway au fromage, à la viande et à l'ognon. Des conditions parfaites donc... pour un film qui lui l'était moins. Mais qui n'était pas dénué de bonnes idées pour autant ! Ce qui est toujours plus intéressant...

Déjà ce film ne couvre que le premier tiers du manga, ce qui est donc plutôt pratique car je n'ai pas lu plus loin que... le premier tiers en question. Rappelons également que pour 20th Century Boys ce ne sont pas qu'un seul film mais bel et bien trois films couvrant et adaptant le manga qui sont prévus, et qui sont d'ailleurs déjà sortis au Japon ! C'est donc le premier film, disponible chez nous dans une étrange édition collector, que j'ai pu voir dans des conditions de glandouillage absolu.

Bouh.

Donc vis à vis du manga, je dois avouer que j'adore vraiment l'oeuvre, mais pas forcément au point de me plonger vraiment dedans comme j'ai pu le faire avec Monster, par exemple. Mais je ne vais pas nier non plus être assez admiratif vis à vis de la narration et de la manière dont Urasawa raconte son histoire, ce qui est là aussi une qualité assez habituelle chez lui et qui ne surprend plus quand on a lu Monster ou Pluto, et par conséquent voir l'enquête se dérouler sous nos yeux, avec mystères, flashbacks, retours vers le passé est toujours un délice.

Et enfin autre "habitude" avec Urusawa: l'homme n'aime pas trop qu'on adapte ses oeuvres n'importe comment. Lors de l'adaptation animée de Monster il avait ainsi mis un point d'honneur à vouloir que l'animé soit une simple adaptation case par case du manga et refuser la moindre prise de liberté par qui que ce soit. Une décision assez sage dans le cadre d'un manga où chaque case pouvait se révéler plus tard d'une importance capitale, mais qui fait de la série animée Monster un bonus un peu encombrant pour ceux qui ont déjà savourés le manga. Et du coup, j'imagine que cela fut aussi le cas pour 20th Century Boys le film. Sauf qu'on part déjà dans une petite problématique: Monster était une série, ainsi Madhouse se permettait d'avoir 74 épisodes pour adapter 18 tomes, donc environ 24h40 au total pour tout adapter, donc la possibilité de prendre un rythme lent qui permette au téléspectacteur de digérer chaque révélation et de ne pas subir retournement de situation sur retournement de situation, et donc d'éviter de ressortir d'un épisode l'esprit concassé...

Par contre le film 20thCentury Boys, lui, doit adapter 22 tomes, sur simplement trois films donc sur six heures maximum. Et là on a envie de dire bon courage pour tout caser, pour ne rien oublier, pour laisser chaque scène vivre et respirer. Et le problème ? Le premier film n'est pas très encourageant sur ce fait. Mais alors pas du tout. Car c'est cet aspect best of qui est de très très loin son plus gros défaut...

Ce qui fait pleurer Mio
Ce qui est triste.

Soyons même très clair: si vous n'avez pas une solide mémoire vis à vis des noms japonais et des visages asiatiques, ce 20th Century Boys le film vous semblera super confus et vous risquez d'être très souvent perdu, pour peu que vous avez pas lu le manga. J'ai eu deux ou trois moments où même en ayant lu le manga récemment, je me suis retrouvé à me demander ce qu'il se passait (dans la seconde partie du film particulièrement, dans le compte à rebours pour l'an 2000.) Certes on sortait de quatre jours de Japan Expo avec des levers quotidiens à 7h30 du matin et des nuits de six heures, mais je crains que même à fond la forme, l'ensemble fasse confus. Chaque scène avait le droit à son petit cliffhanger, on nous reparlait de personnages parfois oubliés depuis une heure (et dont on ne s'était pas étendu particulièrement), on a un nouveau personnage toutes les dix minutes, chaque scène est étouffée par la précédente et au final toutes les révélations perdent de leur impact pour cause de "banalité"... Vraiment une impression de trop. Comme si chaque scène avait soudainement un putain d'enjeu et ne pouvait pas se conclure sans un putain de TWIST ou une scène dramatique. Et c'est très vite pesant, voire indigeste. D'autant plus indigeste que ça demande une concentration de tous les instants, la moindre seconde loupée à faire autre chose que lire le sous titre (parce que la VF est indigeste de toute manière) peut être assez fatale. Et c'est dommage !

Dommage parce que le film n'est pas dénué de bonnes idées. L'idée que je trouvais la plus intéressante est dans la mise en scène. Bon déjà un mot sur la mise en scène: je suis pas un expert dans ce domaine, mais même en gros béotien, on savait qu'il y'avait un truc. Les personnages étaient souvent coupés par les plans, t'avait même souvent des plans "pas propres", la caméra change beaucoup d'angle et pas forcément pour des bonnes raisons.... après je sais pas si c'est "habituel" dans un cinéma asiatique que je regarde très peu (le seul film asiatique que j'ai du mater, c'était Crazy Kung Fu... c'est du moins le seul dont je me souviens) mais techniquement c'est "autre". Mais là où c'est sympa c'est qu'ils utilisent la musique un peu comme des malades. Vous voyez, chez nous on a l'habitude du "TIN TIN TIIIIIIIIIN" quand il se passe quelque chose de surimportant à l'écran. Bref plus c'est important, plus la musique te fait CRISER. Bah là eux dans le film ils ont pris à contre pied: tout au long de la scène une musique s'installe, devient de plus en plus forte, REVELATION... et la musique se stoppe NET pour le souligner ! Ca arrive cinq ou six fois pendant tout le film et à chaque fois ça donne un sentiment étrange.

Enfin on notera que le film dispose d'effets speciaux assez dégueulasse. Je suis pas non plus un expert mais sérieusement, les explosions de la scène de l'aéroport, ooouch...

Mais de l'autre coté, il y'avait aussi souvent pas mal de plans qui faisent plutôt mouche dans ce gros bordel (les plans sur Ami sont, en général, franchement mémorables) et au moins ils n'ont pas loupés le coche au niveau des flashbacks, c'est à dire que chaque époque possède sa "couleur" (ocre pour les années 60, sombre pour 2000, plus "blanc" pour le peu qu'on voit de 2015 à la fin du film...), mais globalement la mise en scène et la technique est... aléatoire. Parfois ça fonctionne TRES bien, parfois TRES étrangement. Bizarre !
Dingdingding

Et pour être franc, je ne suis pas convaincu non plus par la direction des acteurs. Globalement dans l'ensemble du film, ils se débrouillent bien, et ils sont putains de ressemblants avec les personnages du manga (Manjume particulièrement) mais il y'a quand même deux ou trois scènes où ça racle un peu le fond, où on en arrive à des trucs aussi "naturels" que des acteurs qui se stoppent en pleine marche pour attendre que l'autre acteur le rejoigne et puisse lancer un dialogue. Et ça, ça te nique facilement une scène et l'attention que tu accordes. ERREUR FATALE.

Bref, dit comme ça, les défauts s'accumulent mais néanmoins quelque chose fait que ça n'est pas non plus un mauvais film. Est-ce grâce au scénario, toujours aussi parfait que le manga ? Les personnages ? Les retournements ? Le combat "final" riche en suspense, en enjeux et qui fonctionne à la perfection tout au long du quart d'heure qu'il dure ? Impression un peu étrange au final: le plus gros point fort du film est le plus gros point fort de ce qu'il adapte, tout ce que le média tente de rajouter à cette oeuvre échoue. Je ne vais pas nier avoir aimé les deux heures que j'ai passé devant le film même si hélàs il témoigne objectivement du défaut chronique des adaptations, surtout quand on veut à tout prix coller le plus possible au support original sans pouvoir avoir les mains libres au niveau du scénario. En l'état, avec le même casting, les mêmes moyens, ce 20th Century Boys aurait été une excellente série d'une bonne centaine d'épisodes. Mais ils ont tentés d'en faire trois films. Et dès lors le rubik's cube des adaptations commence, et il est sérieusement emmelé...

Je suis dès lors curieux de voir comment fonctionne les deux autres films, et surtout bien plus curieux de lire la suite dans le manga. J'ai deux tomes d'avance sur cette fin de premier film, profitons en...

samedi 30 janvier 2010

The Amazing Race saison 9, où "le truc qu'on aimerais bien en France sauf que chez nous ça craint"

Hier soir avait lieu la première diffusion de la ferme célébrités en Afrique... et j'ai maté la dernière partie de l'émission. C'était assez suffisant pour regarder ça d'un air dédaigneux en poussant un petit soupir méprisant. Et d'ensuite se laver les yeux en passant sa nuit à mater la saison 9 de The Amazing Race. Ne me demandez pas comment ça a fini sur mon disque dur, c'était une soirée de juillet, nous sortions de la Japan Expo, nous étions tous un peu fous, et le Concombre m'a dit "tiens, hop, je met ça sur ton disque dur." Ok ok ok pourquoi pas. Je ne sais pas si c'était l'ambiance de la soirée, thaliste et bonne enfant, le fait qu'on s'apprétait à enregistrer quelques horreurs où bien le fait qu'IRL je suis un gros nounours au rire gras mais je me suis abstenu de supprimer le truc devant ses yeux en lui disant d'un ton lourd et viril: "désolé mec, mais ton truc ça me tente pas et ça me bouffe 5Go que je pourrais investir dans un nombre incalculable de téléchargements de doujinshi."

Et, hum, j'ai enfin maté ce qu'il m'a passé. Et, hum. VI-O-LE-NCE.

The Amazing Race, pour faire cours, c'est onze équipes qui se battent pour gagner un million de dollar et pour cela ils doivent remporter un jeu de piste tout autour du monde. Le jeu est divisé en étapes, et à la fin de chaque étape, la dernière équipe arrivée peut être éliminée... mais pas toujours. Ils débutent donc l'étape dans un point A et la termine dans un point B. Mais ce qui est extrêmement intéressant c'est que la différence kilométrique entre le point A et le point B peut être ASSEZ ENORME. Par exemple tu peux tout a fait commencer ta journée dans un point A qui est un hotel de Sao Paolo et finir la journée dans un point B qui est tout simplement Munich en Allemagne. Et évidemment chaque étape est ELLE MEME divisée en sous étapes, rythmée d'un certain nombre d'épreuves, les équipes doivent naviguer en voiture, en taxi ou en avion d'un point à d'un autre, se conformer aux horaires d'ouvertures locaux où aux horaires des transports (si ils ont rendez-vous dans un monument historique, par exemple, ça ne sert souvent pas à grand chose de s'y ramener a 4h du matin si le truc ouvre a 7h), se faire comprendre par la population locale, éviter de se perdre dans les villes, et caetera et caetera.

Je ne rend pas forcément justice à l'émission en décrivant aussi violemment le principe. Ce qu'il faut savoir déjà c'est qu'il ne FAUT SURTOUT PAS PRENDRE PEKIN EXPRESS COMME MODELE en se disant "hey ça sera pareil !" OK QUE NON. Déjà contrairement à l'émission française, l'émission ne dure pas 1h30 mais 40mn: du coup on perd pas mal de remplissage à la con pour se concentrer sur le jeu et les candidats. Et là encore contrairement à Pékin Express, le présentateur n'est pas omniprésent et surtout, chose magnifique, on a JAMAIS de voix-off à la con qui nous résume ce qui se passe à l'écran comme si on était pas assez motivé pour s'en rendre compte tout seul. Enfin si quelques DRAMAS sont évoqués, on perd pas son temps dessus. Des mecs d'une équipe s'engueulent ? On voit l'engueulade puis basta. Pas de ralenti à la con, pas de voix off qui nous analyse le truc méthodiquement. JUSTE. LE. JEU.

Ensuite les épreuves sont PUTAIN. DE. COOL. Et sont surtout totalement imprévisibles. Démonter des matriochkas a Moscou, démonter des bouteilles sur la tronche de son camarade à Munich, faire de la tyroilienne dans une vallée brésilienne, monter un autel boudhiste à Bangkok ou bien encore aider des autochtones d'Oman à transporter un chateau à travers le désert: il y'a vraiment une grosse diversité dans les épreuves.Et rien que découvrir le principe même de l'épreuve est souvent juste suffisant pour nous faire tripper dessus.

Et puis surtout, le truc DONNE ENVIE. Plus qu'un jeu ou on se bat pour le million de dollars, on sent vraiment que les candidats en chient parfois mais prennent vraiment leur pied à d'autres moment et leur enthousiasme est parfois super communicatif. Et puis au final les relations entre candidats restent, globalement, bonne enfant. Ce qui n'empêche pas évidemment de se faire quelques bons coups de putes entre eux (annuler les taxis commandés par les autres équipes ? Tout faire pour que les autres équipes ne soit pas au courant d'un vol en avion très avantageux ?) mais globalement, on sent que les candidats sont pas totalement SERIEUX et prennent vraiment leur pied. Et ça, oufff, ça change vraiment de toutes ses émissions où les mecs sont là que pour gagner. Dans The Amazing Race ils sont là pour gagner;.. mais pas que.

Et puisque les mots sont parfois insuffisants, voici un diaporama amusant. N'hésitez pas à commencer par la saison 9, elle est vraiment super bien rythmée et les moments épiques s'enfilent vraiment d'une manière trop naturelle pour être honnête. En plus d'avoir des candidats aux personnalités vraiment fortes (le couple de petites vieux mignons et gentils, le couple de dentistes méga sérieux et méga unilatéral, les hippies cools qui savent parler toutes les langues du monde, le couple "d'amis de longues dates" pas du tout ambigus, etc etc), les destinations sont plutôt bandantes (l'Europe, Oman, Tokyo) et les épreuves vraiment inventives. J'ai vraiment pris mon pied à mort en visionnant ça et j'ai parfois tiré des têtes que j'ai rarement tiré devant des animes ou des jeux vidéo. Je. Kiffe. Juste. Trop.

Après évidemment, il faut un bon niveau en anglais. Si il n'est pas trop littéraire et parlé en général plutôt lentement, reste qu'en chier pour comprendre ce qu'ils se parlent peut, évidemment, être un sacré handicap. Mais rah, parfois les situations parlent juste d'elle même, alors tentez quand même votre chance - et ne vous basez pas sur le premier épisode, qui a un rythme BEAUCOUP PLUS LENT que le reste et qui s'encombre de présentations plutôt kitschs des candidats. Présentations dont on entend plus jamais parler après (contrairement à un Koh-Lantha qui repasse en boucle les mêmes images.)

Bon, je digresse, passons directement au "diaporama à la con":

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